Affaire "de la jupe" à Gennevilliers : prison ferme pour l'accusée

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 17 mai 2016 - 22:25
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Une allégorie de la Justice.
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©Damien Meyer/AFP
La jeune femme, qui a agressé une mineure le mois dernier à Gennevilliers, a été condamnée ce mardi à deux mois de prison ferme.
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Il y a un mois, une jeune femme avait violemment agressé une mineure à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), alors que celle-ci portait une mini-robe. L'agresseuse a été condamnée ce mardi par le tribunal correctionnel de Nanterre à six mois d'emprisonnement, dont quatre avec sursis, et une mise à l'épreuve de deux ans.

La jeune femme qui avait violemment agressé une mineure à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) il y a un mois, alors que celle-ci portait une mini-robe, a été condamnée ce mardi 17 par le tribunal correctionnel de Nanterre à de la prison ferme, sans qu'il soit possible à l'audience de démêler si ce détail vestimentaire a réellement été le déclencheur de la rixe.

Condamnée pour "violence dans un moyen de transport collectif de voyageurs suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours", Ilham, 19 ans, a été condamnée à six mois d'emprisonnement, dont quatre avec sursis, et mise à l'épreuve pendant deux ans. Elle devra ainsi justifier d'une formation, suivre des soins psychologiques, a interdiction de rencontrer la victime et devra indemniser cette dernière.

Selon ses dires, la victime âgée de 16 ans se serait fait agresser verbalement par trois jeunes filles, après s'être fait insulter par "des petits" pendant qu'elle attendait le tramway à cause de sa robe très courte. Ce détail avait déclenché la médiatisation de l'affaire. Mais à l'audience, impossible de démêler réellement qui a eu la première le mot malheureux ou la main leste. L'histoire s'est conclue sur un quai de tram par un échange de coups particulièrement violents qui ont laissé la victime inconsciente sur le quai. Une vidéo amateur de l'agression est toujours visible sur internet.

Le tribunal est allé au-delà des réquisitions du procureur qui n'avait pas demandé de mise à l'épreuve. "La décision rendue me paraît sévère compte tenu du fait que ma cliente n'était pas connue des services de police ni de la justice et que la victime n'a eu par chance que trois jours d'ITT. Nous réfléchirons avec ma cliente à faire appel", a réagi Me Hosni Maati à l'issue de l'audience.

Déplorant "la médiatisation de l'affaire", l'avocat a estimé que le tribunal avait "voulu faire un exemple".

 

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