Affaire Elodie Kulik: Willy Bardon, le principal suspect, renvoyé aux assises

Affaire Elodie Kulik: Willy Bardon, le principal suspect, renvoyé aux assises

Publié le :

Vendredi 13 Avril 2018 - 14:43

Mise à jour :

Vendredi 13 Avril 2018 - 14:49
Seize ans après le meurtre d'Elodie Kulik, la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel d’Amiens (Somme) a confirmé le renvoi aux assises de Willy Bardon, le seul suspect encore en vie dans cette affaire. La jeune banquière de 24 ans avait été violée et tuée en janvier 2002 à Tertry.
©Capture d'écran YouTube
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Soulagement pour le père d'Elodie Kulik, la jeune banquière violée et tuée en janvier 2002 à Tertry (Somme). Agé de 68 ans, il vient d'apprendre que Willy Bardon (le seul suspect encore vivant) sera bien renvoyé devant les assises.

A noter que la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Amiens, qui l'a confirmé ce vendredi 13, devait à l'origine se prononcer le 6 mars dernier. Mais une lettre anonyme envoyée en début d'année au parquet avait chamboulé le déroulé des évènements. Une nouvelle audience avait donc été programmée afin de déterminer si ce courrier devait être retenu dans l'instruction.

Selon les informations rapportées par l'avocat du père de la victime, l'auteur de cette lettre désignait un témoin susceptible de détenir des informations sur Willy Bardon. Il s'agissait de la gérante d'un bar. "On s'attendait donc à ce que la cour décide" de l'auditionner "mais elle a estimé qu'elle n'apporterait rien de plus. Elle a donc écarte cette lettre et décidé sur le fond du renvoi aux assises de Willy Bardon", a expliqué Didier Robiquet cité par 20 Minutes.

Lire aussi - Affaire Elodie Kulik: nouveau rebondissement après une lettre anonyme 

Directrice d’une agence bancaire à Péronne dans la Somme, Elodie Kulik avait été violée puis étouffée en janvier 2002. Elle avait 24 ans. Son corps avait ensuite été retrouvé en partie calciné dans un champ à quelques kilomètres de là, à Tertry. Peu avant le drame, la jeune femme avait lancé un appel de détresse aux pompiers via son téléphone, un enregistrement sur lequel on pouvait entendre deux voix d'hommes.

Dix ans après les faits, en 2012, les enquêteurs avaient permis d’identifier un meurtrier présumé grâce à une méthode d'analyse ADN utilisée pour la première fois en France. Mais le suspect, nommé Grégory Wiart, n'était déjà plus de ce monde: il était mort quelques mois après l’agression dans un accident de voiture.

Les enquêteurs s'étaient alors intéressés à ses proches et avaient finalement réussi à remonter la piste de Willy Bardon, son "copain de virées". Sa voix avait notamment été reconnue par l'ancienne compagne de Grégory Wiart sur l'enregistrement de l'appel émis par Elodie Kulik le soir du drame. Il avait expliqué qu'elle ressemblait à la sienne avant de se rétracter et de nier toute implication dans cette affaire. Prochainement jugé pour "enlèvement, séquestration, viol en réunion et meurtre", il encourt la prison à perpétuité.

Willy Bardon, le seul suspect encore en vie dans l'affaire Elodie Kulik, va être renvoyé aux assises.

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