Affaire Ramadan: le témoignage glaçant d'une de ses victimes présumées (vidéo)

Affaire Ramadan: le témoignage glaçant d'une de ses victimes présumées (vidéo)

Publié le :

Mercredi 22 Novembre 2017 - 12:02

Mise à jour :

Mercredi 22 Novembre 2017 - 12:27
Après Henda Ayari c'est une autre femme qui a décidé de témoigner des violences physiques et sexuelles que lui aurait fait subir Tarik Ramadan. Dans une vidéo publiée ce mercredi elle raconte son calvaire qui aurait duré "des heures".
Mehdi Fedouach/Afp
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La rédaction de FranceSoir.fr

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"J'ai eu la peur de ma vie", témoigne une femme de 45 ans qui accuse à son tour Tarik Ramadan de l'avoir violée. Elle a préféré garder l'anonymat face aux caméras de BFMTV ce mercredi 22 mais a tenu à témoigner contre l'homme contre lequel elle a porté plainte à la fin du mois d'octobre.

Dans la vidéo, celle qui s'est converti à l'islam en 2007 explique être entrée en contact avec l'islamologue via les réseaux sociaux où ils avaient des "échanges cordiaux, polis, professionnels également et religieux".

Des discussions saines et normales qui ont poussé la femme de 45 ans, handicapée à la jambe, à rencontrer Tarik Ramadan lors d'une conférence dans un hôtel en 2009. Après l'événement, il lui a proposé de monter dans sa chambre pour "discuter au calme". Et c'est à ce moment que les faits ont basculés selon la plaignante.

A voir aussi: Tariq Ramadan accusé d'agression sexuelle: "Il s'est jeté sur moi comme une bête sauvage", témoigne Henda Ayari (vidéo)

"Il était dans mon dos, et quand je me retourne ce n'est plus la même personne que j'ai en face de moi" raconte la femme au visage flouté. Selon elle, il avait "un regard de fou, terrifiant. La mâchoire serrée". Puis d'ajouter: "et là il me donne un coup dans la béquille".

Les violences ne font que commencer selon son récit: à terre, la quadragénaire se fait tirer par les cheveux pour être relevée. "Et là c'est l'enfer, c'est des coups, des violences sexuelles. Des mots ignobles, d'une vulgarité sans nom. Je hurlais au secours, je hurlais +non+. Et plus je hurlais, et plus il cognait", se souvient celle qui a porté plainte contre Tarik Ramadan après les révélations de Henda Ayari, qui se dit elle aussi victime de l'islamologue.

Cet "enfer" a alors duré "des heures". Après les faits, un médecin a constaté son état et plusieurs certificat médicaux ont été établis: son corps présentait des hématomes et ses parties intimes des lésions.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Comme Henda Ayari, elle a dit avoir subi des menaces, "des e-mails par centaines, de menaces de mort et d'insultes", et du harcèlement pour ne pas qu'elle révèle ce qu'il s'était passé dans cette chambre d'hôtel.

De son côté, Tarik Ramadan nie les faits depuis le début de l'affaire.

C'est la deuxième femme qui porte plainte pour viol contre Tarik Ramadan qui nie les faits.


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