Agression antisémite à Marseille: "J'ai honte de ne pas l'avoir tué", dit l'adolescent

Agression antisémite à Marseille: "J'ai honte de ne pas l'avoir tué", dit l'adolescent

Publié le :

Mercredi 13 Janvier 2016 - 10:09

Mise à jour :

Mercredi 13 Janvier 2016 - 10:13
©Boris Horvat/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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"Je ne regrette rien": l'adolescent de 15 ans suspecté d'avoir agressé à la machette un enseignant juif à Marseille n'a exprimé aucun remords lors de son interrogatoire par les policiers, et revendique son action au nom de Daech.

L'auteur présumé de l'agression antisémite d'un enseignant juif lundi à Marseille a déclaré aux enquêteurs avoir "honte de ne pas l'avoir tué", selon une source proche de l'enquête confirmant une information de La Provence.

"Je ne regrette rien, j'en suis fier", a dit l'adolescent, selon le quotidien dans son édition de ce mercredi 13, durant sa garde à vue à l'hôtel de police de Marseille avant son transfert à la sous-direction antiterroriste de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

L’adolescent, qui aura 16 ans la semaine prochaine, a raconté, selon La Provence, s'être intéressé aux thèses djihadistes en mars 2014 après "avoir vu à la télé des reportages défendant en gros l'hypothèse selon laquelle les Occidentaux sont martyrisés par les musulmans", selon une source policière citée par le quotidien. "De fil en aiguille il est tombé sur des sites djihadistes" prônant l'inverse "et il a adhéré", poursuit le policier.

"Je ne représente pas Daech, ce sont eux qui me représentent", aurait-il également lancé à un policier qui l'interrogeait, selon La Provence. Le jeune garçon, qui a revendiqué vouloir partir en Syrie, se serait autoradicalisé sur Internet.

L'adolescent, arrêté lundi 11 après avoir agressé à la machette Benjamin Amsellem, un enseignant juif portant la kippa, devait être déféré ce mercredi au tribunal à Paris en vue d'une mise en examen par des juges antiterroristes. Il a été transféré mardi à la sous-direction antiterroriste de Levallois-Perret, près de Paris. L'enquête se poursuit pour "tentative d'assassinat aggravé en raison d'une appartenance religieuse en lien avec une entreprise terroriste".

 

 

Benjamin Amsellem (à droite), l'enseignant juif agressé le 11 janvier par un adolescent armé d'une machette et d'un couteau, quitte l'hôtel de police de Marseille, mardi 12 janvier.


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