Agressions sexuelles et mauvais traitements dénoncés dans une école catholique du Cher

Caresses et privations de nourriture

Agressions sexuelles et mauvais traitements dénoncés dans une école catholique du Cher

Publié le :

Mercredi 07 Juin 2017 - 08:09

Mise à jour :

Mercredi 07 Juin 2017 - 08:09
Un internat catholique du Cher a été fermé vendredi et une enquête ouverte sur les pratiques qui s'y dérouleraient selon les témoignages d'élèves et d'anciens enseignants. Outre des "caresses" sur les enfants, des mauvais traitement et même des faits d'escroquerie sont suspectés. Le directeur de l'établissement, l'abbé Régis Spinoza, dénonce des "calomnies".
©Witt/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les témoignages avaient mené vendredi 2 à une vaste perquisition de la gendarmerie au sein de l'établissement scolaire de Presly (Cher). Mardi 6, le procureur de la République de Bourges a indiqué que plusieurs enfants avaient fait état de "caresses et de massages pour le moins inappropriés" de la part du directeur de l'établissement l'Angélus, l'abbé Régis Spinoza.

L'enquête a débuté suite aux plaintes de plusieurs parents d'élèves pour "mauvais traitements et des comportements équivoques". Des accusations qui ont trouvé un écho dans le témoignages d'anciens enseignants. Outre le fait que les enfants auraient eu des contacts inappropriés avec le directeur, l'enquête aurait aussi révélé des méthodes éducatives plus que rigoureuse, allant jusqu'aux mauvais traitements, relate L'Express.

Ce pensionnat de garçon tenu par la Fraternité enseignante des Coeurs de Jésus et Marie et dirigé par un prêtre présenté comme "traditionnaliste" aurait des aires de familles avec les plus sévères du XIXe siècle. Hors contrat en terme pédagogique, l'établissement revendique "l'usage des livres liturgiques de 1962 de manière exclusive".

Privation de nourriture, châtiment corporels donnés par les directeur ou l'encadrement qui parfois confierait cette besogne aux élèves les plus âgés, punitions infligées pour des nuits entières... On serait donc très loin de ce qui est toléré par l'Education nationale. L'enquête s'interroge également sur la gestion financière de l'établissement et relève que de nombreux aliments périmés y ont été découverts.

L'abbé Régis Spinoza reste cependant serein face à ce que lui et son avocat décrivent comme des "calomnies" liées à des "vengeances personnelles". Aucune mise en examen n'a d'ailleurs encore été prononcée.

L'enquête a été ouverte par le parquet de Bourges pour "violences sur mineurs de moins et de plus de 15 ans par personne ayant autorité", "agressions sexuelles", "privation d'aliments", "travail dissimulé" et "escroquerie". L'établissement a été fermé vendredi et jusqu'au vacances d'été sur le fondement de la protection de l'enfance.

Les gendarmes ont perquisitionné vendredi au sein l'établissement, fermé depuis.

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