Agressions sexuelles et viol: le procès de l'avocat de Chartres qui "aime les femmes" débute

Agressions sexuelles et viol: le procès de l'avocat de Chartres qui "aime les femmes" débute

Publié le :

Mardi 06 Juin 2017 - 08:54

Mise à jour :

Mardi 06 Juin 2017 - 09:06
© Franck Fife / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Sidney Amiel, ancien avocat réputé du barreau de Chartes, est à partir de ce mardi sur le banc des accusés de la cour d'Assises des Yvelines pour viol et agressions sexuelles. Une trentaine de femmes, clientes, consœurs ou collègues, ont dénoncé de nombreux gestes déplacés ou agressions commis durant une vingtaine d'années. La plupart des faits reprochés sont cependant prescrits.

"C'est un homme qui aime les femmes" explique son avocat. Un peu trop à en croire la trentaine d'entre elles qui accusent aujourd'hui ce juriste réputé du barreau de Chartres de viol ou d'agressions sexuelles qui auraient eu lieu durant une vingtaine d'années.

La prescription fait donc que seules cinq victimes présumées de l'ancien avocat Sidney Amiel se trouvent du côté des parties civiles lors de son procès qui débute ce mardi 6. Deux l'accusent d'agressions sexuelles aggravées parmi lesquelles sa belle-fille, âgée de 13 ans au moment des faits. Deux autres dénoncent des tentatives d'agressions sexuelles, et une ancienne consœur l'accuse de viol.

Comme souvent dans ce genre d'affaires, les victimes auraient renoncé à porter plainte, ce qui expliquerait leur nombre et la durée sur laquelle les faits se seraient étalées. La première plainte n'a été déposée qu'en 2010 par une cliente du spécialiste du droit social qui était venue le consulter pour un licenciement. Elle assure qu'il l'a "embrassé de force (...) emmené sur un canapé, et a tenté de (l)'allonger".

Selon elle, le barreau de Chartres serait "complice" puisque l'avocat n'a été suspendu qu'en 2011 alors que "plusieurs bâtonniers ont été entendus. Ils ont tous dit qu'ils savaient mais qu'ils ne pouvaient rien faire, car les personnes ne voulaient pas porter plainte. C'est la loi du silence, la loi du plus fort", relate-t-elle à Franceinfo. Cette plainte libérera la parole de nombreuses femmes qui ont côtoyé l'avocat et raconteront des gestes et des paroles déplacés, attouchements et agressions décrits comme courants dans son cabinet.

L'accusé, âgé de 67 ans, parle selon Le Parisien de complot professionnel, policier et antisémite. Son avocat évoque de son côté des "méprises" notamment dues au côté "tactile" et "méditerranéen" de son client. Le procès devant la cour d'Assises des Yvelines, à Versailles, doit durer trois semaines. Pour viol, Sidney Amiel risque 15 ans de prison.

Cinq plaintes pour viol, agressions sexuelles ou tentatives d'agressions sexuelles ont été déposées contre l'ancien avocat.


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