Aide aux migrants: Cédric Herrou dénonce une justice qui "applique des idées d'extrême-droite"

Aide aux migrants: Cédric Herrou dénonce une justice qui "applique des idées d'extrême-droite"

Publié le :

Mardi 08 Août 2017 - 14:44

Mise à jour :

Mardi 08 Août 2017 - 15:05
© VALERY HACHE / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Ce mardi, Cédric Herrou a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour aide à l’immigration clandestine mardi par la cour d’appel d’Aix-en-Provence. L'agriculteur a dénoncé une justice qui "applique des idées d'extrême droite".

L'agriculteur militant Cédric Herrou a été condamné ce mardi 8 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à quatre mois de prison avec sursis pour "aide à l'immigration clandestine". Commentant sa condamnation à la sortie du tribunal, il a estimé "qu’on a l’impression que la politique instrumentalise la justice". Et de lancer: "Je suis en colère, mais je ne m’arrêterai pas du tout. Au contraire, on va mieux s'organiser pour mieux continuer. D'ailleurs, on va en cassation".

L'agriculteur a également réagi à la peine de prison avec sursis dans le magazine L'Obs, rappelant que "ça fait vingt ans qu’on nous dit d'aller voter, faire barrage au Front national et aux idées d’extrême droite" et de constater que "ces idées d’extrême droite elles sont là, elles sont appliquées par la justice! Il y a un problème!".

Pour Cédric Herrou, si sa peine est plus lourde qu'en première instance (le tribunal correctionnel de Nice, l'avait condamné à 3.000 euros d'amende avec sursis) c'est essentiellement du fait de la médiatisation de ses actions. "Quand je n’étais pas médiatisé, l'affaire était classée sans-suite, on brandissait l'immunité humanitaire alors même que j'avais été attrapé en flagrant délit en train de faire passer des gens à la frontière", rappelle-t-il à l'hebdomadaire.

"Maintenant (...) je revendique seulement le fait d'accueillir des gens qui ont passé la frontière par leurs propres moyens. La réponse c'est quatre mois avec sursis", déplore-t-il.

Egalement interviewé par 20 Minutes, Cédric Herrou en a appelé au président de la République: "Ce problème de migrants est un problème national, qui touche à ce que représente la France, pays des droits de l’Homme! Il y a un problème de fond. Où va-t-on? J’en alerte M. le président Macron sur ce qui se passe, et sur ce qu’est la France".

Pour Cédric Herrou, si sa peine est plus lourde qu'en première instance, c'est essentiellement du fait de la médiatisation de ses actions.

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