L'aide à domicile tourne un porno dans un sex-shop de Bourges, elle est licenciée par son employeur

Aux prud'hommes

L'aide à domicile tourne un porno dans un sex-shop de Bourges, elle est licenciée par son employeur

Publié le :

Mardi 16 Janvier 2018 - 11:56

Mise à jour :

Mardi 16 Janvier 2018 - 12:06
En février, les prud'hommes devront statuer sur le licenciement d'une aide à domicile dont la faute est d'avoir tourné en "amateur" dans un film pornographique particulièrement visible sur Internet. L'association qui l'emploie explique qu'elle ne pouvait plus être en contact avec le public.
© THOMAS COEX / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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C'est une audience peu banale qui se déroulera devant le tribunal des prud'hommes en février et que rapporte le quotidien local Le Berry républicain. Une femme prénommée Sabrina poursuit son employeur qui l'a licenciée en 2016. Sa faute? Avoir tourné dans une vidéo pornographique (a priori sans être rémunérée pour cette prestation), ce qui aurait, selon son patron, porté préjudice à la structure qui l'emploie.

Tout commence en 2015. L'actrice amatrice, aide à domicile de profession, décide de réaliser un de ses fantasmes sexuels. Elle apparaît alors dans une vidéo X. Dans le film, on la voit se rendre au sex-shop Espace Fantasme à Bourges. Déambulant dans les rayons, arrive alors ce qui devait arriver, et la porno star d'un jour se laisse aller à quelques "cascades". Sa carrière dans le cinéma coquin en restera là. Mais la vidéo, elle, atterrira sur le site Jacquie et Michel et dépassera les trois millions de visionnage pour l'extrait gratuit. On notera d'ailleurs que Le Berry républician décidément très bien informé, rapportait déjà les faits dans un article écrit au moment où la ville accueillait une série de tournages pornos.

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Mais la suite est beaucoup moins plaisante pour Sabrina. Son employeur, une association d'aide à la personne, a vent de son expérience et décide de la licencier, estimant dans le courrier lui signifiant la procédure à son encontre qu'elle avait "porté atteinte à l’image de vos collègues, et à celle de l’association, tant pour ce qui concerne le service que la structure, dont l’image et la réputation se trouvent ainsi ternies (...)".

Sabrina, elle, décide d'attaquer ce licenciement qu'elle juge abusif. Elle estime que ce tournage s'étant déroulé un dimanche, en dehors de ses heures de travail, et n'étant pas rémunéré, n'était qu'un élément de sa vie privée.

L'avocat de l'association ayant renvoyé Sabrina assure qu'elle ne souhaite pas se positionner sur le terrain de la morale, mais déplore la diffusion massive du film: "Le problème, c’est la diffusion et le retentissement d’une telle publication, accessible au public, quand justement l’employée est en contact avec le public". 

L'aide-soignante apparaît dans un porno facilement visible sur Internet.

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