Albi: l'administration le considère mort, il se bat en justice pour prouver qu'il est bien vivant (vidéo)

Albi: l'administration le considère mort, il se bat en justice pour prouver qu'il est bien vivant (vidéo)

Publié le :

Mercredi 20 Septembre 2017 - 17:49

Mise à jour :

Mercredi 20 Septembre 2017 - 18:03
©Alfred/Sipa
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Une audience s'est tenue devant un tribunal de grande instance lundi: un homme de 74 ans devait prouver qu'il était bien vivant. A cause d'une terrible méprise, l'administration estime qu'il est décédé ce qui entraîne une somme de désagréments particulièrement graves.

Il est victime d'une erreur administrative pour le moins rarissime et qui dans son cas vire au cauchemar. Louis Palacios, 74 ans, se bat en justice pour prouver… qu'il est bien vivant. Et ce "combat" est très sérieux à tel point que l'homme a dû établir qu'il était encore de ce monde lors d'une audience lundi 18 devant le Tribunal de grande instance de Paris, d'après France 3 occitanie qui rapporte l'affaire.

Tout commence en mai, dans le quartier de Cantepau à Albi dans le département  du Tarn. Un homme est retrouvé mort sur un terrain où est installé une caravane où réside Louis Palacios, visiblement en son absence. La police mène l'enquête pour identifier le corps. En se reposant sur les témoignages et les indications des marginaux basés dans le quartier, la police estime visiblement sûr d'elle que la personne retrouvée est bien Louis Palacios. Ce qui n'est bien sûr pas le cas et les ennuis débutent pour ce dernier.

(Voir ci-dessous le sujet sur France 3 Occitanie qui lui est consacré)

En effet, dès cet instant, le septuagénaire est considéré comme mort aux yeux de l'administration. Ce qui signifie très concrètement que sa retraite est bloquée et qu'il n'a plus accès à une couverture par la Sécurité sociale. Ses comptes bancaires ont été gelés et son permis de conduire, lui, est dorénavant invalidé.

Il se manifeste donc auprès de la police pour que celle-ci reconnaisse son erreur. Ce qu'elle fait sans difficulté en lui délivrant un "certificat de vie". Problème: cela ne suffit pas aux yeux de l'administration qui a émis un acte de décès qu'il faut maintenant contester en justice. Avec les délais inhérents à la chose judiciaire, ce n'est que quatre mois plus tard que l'audience a pu se tenir.

Et Louis Palacios va devoir maintenant attendre jusqu'au 2 octobre pour que, sauf catastrophe administrative supplémentaire, il revienne légalement à la vie… qu'il n'a jamais quitté. 

L'administration pense que Louis Palacios est mort en mai.


Commentaires

-