Alexia Daval: l'avocat des parents demande une expertise ADN sur l'homme qui s'est suicidé à Esmoulins

Alexia Daval: l'avocat des parents demande une expertise ADN sur l'homme qui s'est suicidé à Esmoulins

Publié le :

Vendredi 02 Février 2018 - 17:49

Mise à jour :

Vendredi 02 Février 2018 - 17:56
Me Jean-Marc Florand, avocat de la famille d'Alexia Daval va demander au juge d'instruction de comparer les relevés ADN retrouvés sur le lieu de la découverte du corps de la joggeuse à celui d'un homme qui s'est suicidé au début de l'année à Esmoulins.
© SEBASTIEN BOZON / AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Il pourrait s'agir d'un nouvel élément dans l'affaire du meurtre d'Alexia Daval par son conjoint Jonathann. Le 6 janvier dernier, le corps d'un homme de 38 ans avait été retrouvé mort dans le cabanon de jardin de sa maison d'Esmoulins, commune dans laquelle le corps de la joggeuse avait été découvert.

L'autopsie du corps de cet homme avait conclu à un suicide par arme à feu, par conséquent, aucun juge d'instruction n'avait été saisi. Toutefois, et alors que les conditions dans lesquelles le corps d'Alexia Daval a été en partie brûlé ne sont toujours pas éclaircies, l'avocat des parents de la jeune femme ne veut négliger aucune piste. Ainsi, Me Jean-Marc Florand va demander à ce que l'ADN du suicidé d'Esmoulins soit comparé avec ceux retrouvés sur le lieu de la découverte du corps d'Alexia, comme le rapporte France 3 Bourgogne France-Comté. Afin, notamment, de vérifier si Jonathann Daval n'a pas bénéficié de complicité dans cette affaire.

Lire aussi - Alexia Daval: un homme retrouvé tué par balle sur la même commune que la joggeuse

Le site de la chaîne publique précise que "soit aucun lien ADN n'existe, ce qu'affirme jusqu'à présent le procureur de Haute-Saône, et le dossier es définitivement refermé", "soit les ADN correspondent, cela ouvrirait un champ des possibles dont on ne sait où il aboutira", comme le souligne l'avocat.

Jeudi 1er, le procureur de la République de Vesoul a indiqué à France Bleu Besançon que "si une demande de croisement des ADN était faite au juge d'instruction, il ne devrait pas refuser".

A noter enfin que l'arme du suicide n'a toujours pas été retrouvée. Cependant, selon les constatations du médecin légiste, la blessure n'a pas entraîné la mort sur le coup. Le suicidé l'aurait déposée dans la poubelle pour éviter que ses enfants ne tombent dessus, poubelle emportée le lundi matin vers le centre d'incinération des ordures ménagères. Et lui de succomber un peu plus loin.

Jean-Marc Florand a demandé une analyse ADN sur l'homme qui s'est suicidé à Esmoulins début janvier.


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