Amoureux d'une collègue, il cachait une caméra dans les toilettes du travail pour la filmer: 4 mois avec sursis

"Sordide"

Amoureux d'une collègue, il cachait une caméra dans les toilettes du travail pour la filmer: 4 mois avec sursis

Publié le :

Mercredi 22 Février 2017 - 09:52

Mise à jour :

Mercredi 22 Février 2017 - 09:55
Un homme de 36 ans a été condamné lundi à Rennes pour avoir filmé à leur insu ses collègues féminines aux toilettes via une caméra cachée. Les victimes se disent "humiliées".
©Flickr Creative Commons
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les victimes se sentent "trahies" et "humiliées". Deux employées d'une entreprise de Châteaugiron, tout près de Rennes (Ille-et-Vilaine), ont été filmées à leur insu par leur collègue masculin qui avait caché une caméra dans les toilettes de l'entreprise, durant l'été 2016. Lundi 20, l'homme a été condamné à quatre mois de prison avec sursis en correctionnelle.

C'est l'une des jeunes femmes qui a découvert le dispositif, un jour d'août dernier, rapporte Ouest-France. Alors qu'elle était aux toilettes après le déjeuner elle a remarqué une étrange, et inhabituelle, lumière bleue au niveau de la brosse. Là, sous du papier, elle a découvert avec stupeur une caméra dissimulée...

Le visionnage des images a permis de rapidement identifier l'espion amateur, et malsain, qui n'était autre que leur collègue masculin fixé par la vidéo en train d'installer le caméscope. Agé de 36 ans, celui-ci a reconnu les faits devant le tribunal, lundi, et détaillé son mode opératoire. "J'avais acheté la caméra depuis quinze jours. Je la plaçais dans les toilettes des femmes, tous les jours, à 13 h, durant la pause. Puis je la récupérai cinquante minutes plus tard".

Que faisait-il de ces images? "Après (les) avoir visionné (...), le soir, je les supprimais. Puis je recommençais le lendemain", a-t-il avoué. Mais pourquoi ce geste? Son conseil a plaidé une histoire "sordide mais triste", arguant que son client aurait eu des sentiments pour l'une de ses collègues et serait marqué par de mauvaises expériences passées avec les femmes.

Quoi qu'il en soit les victimes ressortent "humiliées" de l'affaire. "On mangeait ensemble parfois... Jamais je ne l'aurais imaginé faire ça", a témoigné l'une d'elles.

Le prévenu a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et à verser une indemnisation de 500 euros à chacune de ses victimes.

La défense du prévenu a évoqué des mauvaiuses expériences passées avec les femmes pour tenter d'expliquer son geste.

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