Amputé à 20 ans pour une fracture mal soignée, il attaque en justice l'hôpital de Grenoble

Prise en charge tardive

Amputé à 20 ans pour une fracture mal soignée, il attaque en justice l'hôpital de Grenoble

Publié le :

Lundi 20 Novembre 2017 - 10:41

Mise à jour :

Lundi 20 Novembre 2017 - 10:50
Un homme de 20 ans décide d'attaquer le CHU de Grenoble qui l'a, selon lui, mal soigné une fracture à un niveau tel qu'il a dû être amputé de la jambe droite. Il dénonce une succession d'erreur lui ayant fait perdre un membre alors que sa blessure initiale s'est aggravée par la mauvaise prise en charge.
©CHU Amiens
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Pour lui, l'hôpital est responsable des conséquences dramatiques de son accident. Thomas, un jeune homme de 20 ans, a annoncé, par le biais de son avocat, sa volonté de poursuivre en justice le CHU de Grenoble qui l'aurait mal pris en charge suite à une fracture. Conséquence: le malheureux s'est retrouvé amputé de la jambe.

Tout commence le 7 février dernier. Le jeune homme, employé d'un complexe sportif à Eybens dans la banlieue de Grenoble et étudiant en BTS Tourisme, se blesse en faisant des exercices de trampoline sur son lieu de travail. Un employé de la salle prévient alors les secours, constatant que la jambe du malheureux est "à l'équerre".

Le médecin à l'autre bout du fil explique à Thomas qu'"il doit essayer de remettre sa jambe dans l'axe", ce que le malheureux essaie de faire par lui-même alors qu'il souffre le martyre. Selon Le Parisien (source), le médecin lui aurait alors rétorqué "Va doucement, mais j'attends depuis un moment, là...". Le sportif remet sa jambe en place mais ne ressent plus rien au niveau des orteils. Le médecin du Samu décide alors d'envoyer les pompiers.

Arrivé à l'hôpital un angioscanner est prescrit au jeune homme à 3h du matin pour vérifier l'état du réseau veineux de sa jambe. L'examen ne sera pratiqué qu'à 10h du matin et montrera hélas que l'artère situé à l'arrière du genou a été "arrêté net" selon le rapport médical. L'accident étant arrivé il y a 22 h la veille, cela signifgie que pendant une demi-journée, la jambe était privée de toute circulation sanguine. La victime subit une première opération le 8 février lors de laquelle le chirurgien constate que la jambe est dans un état dégradée avec un risque d'infection élevée. Une semaine plus tard, l'inévitable se produit: il faut couper la jambe. "J'avais de la fièvre, je souffrais le martyre. Je n'avais qu'une envie: ne plus subir ça. (...) Je n'avais pas le choix. J'ai choisi de vivre", explique le jeune homme dans les pages du Parisien.

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C'est donc face au cumul de fautes que Thomas saisit la justice. Il espère surtout obtenir rapidement une première indemnisation de la part de l'établissement hospitalier… pour pouvoir équiper sa jambe d'une prothèse pour remplacer le membre amputé.

La jambe a dû être amputée après être restée 12 heures sans irrigation sanguine.

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