Angers: un policier accusé de violences et "couvert" par ses collègues

Coup de tête

Angers: un policier accusé de violences et "couvert" par ses collègues

Publié le :

Jeudi 05 Avril 2018 - 11:37

Mise à jour :

Jeudi 05 Avril 2018 - 11:49
Un policier de la Bac d'Angers est mis en cause pour avoir frappé un homme durant un contrôle d'identité au commissariat. Deux de ses collègues auraient écopé de sanctions symboliques pour l'avoir "couvert" selon "Ouest-France" qui révèle l'affaire.
©Witt/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un policier d'Angers est accusé de "violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique", révèle ce jeudi 5 Ouest-France. L'homme aurait asséné un coup de tête à un suspect lors d'une garde à vue. Il est en attente d'une comparution devant la justice mais deux de ses collègues qui l'auraient "couvert" n'on écopé, eux, que d'une sanction symbolique.

Les faits se seraient produits dans la nuit du 19 au 20 mars. Un jeune homme est contrôlé dans la rue par la brigade anticriminalité (Bac) et emmené faute de papiers pour un contrôle d'identité. Une procédure classique mais qui aurait dégénéré dans la salle d'attente.

Lire aussi: Agression d'un policier à Aulnay-sous-Bois - une vidéo mettrait en cause le fonctionnaire de la BAC

Selon le policier, le jeune homme l'aurait insulté. Ce que nie la victime présumée qui affirme que le fonctionnaire l'aurait alors poussé avant de le frapper." Même des insultes ne justifient pas un coup de tête" tranche dans Ouest-France Me Nathalie Paillard-Goustour, avocate du jeune.

L'altercation aurait été filmée par la vidéosurveillance du commissariat et peu de doutes subsisteraient donc sur le déroulement des faits. Toutefois, le comportement des collègues du policier mis en cause soulève des questions. D'abord parce que le jeune homme a été placé en garde à vue pour la nuit suite à cet évènement.

Mais surtout parce que deux autres membres de la Bac aurait selon les sources du quotidien "tordu" la vérité dans leurs témoignages, lesquels auraient été contredits par la vidéo. Ils auraient écopé d'un simple rappel à la loi.

Les témoignages des policiers angevins évoquent le dérapage d'un policier compétent ayant déjà fait preuve de bravoure mais en proie à des problèmes personnels. Il aurait d'ailleurs, avant cette fameuse nuit, demandé à sa hiérarchie de ne plus intervenir dans le cadre des gardes à vue.

Initialement prévu pour le 18 avril, le procès du policier a été reporté à une date ultérieure. Il risque jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

Un policier de la Bac d'Angers est mis en causes pour violences volontaires.

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