Appels à la démission du maire de Cabourg, condamné pour violences conjugales

Auteur(s)
La rédaction de France-Soir
Publié le 27 novembre 2018 - 08:27
Image
Une balance de la justice
Crédits
© LOIC VENANCE / AFP
Le maire de Cabourg Tristan Duval a été condamné pour violences conjugales mercredi.
© LOIC VENANCE / AFP
Deux pétitions ont été publiées samedi appelant à la démission ou à la destitution du maire de Cabourg Tristan Duval. Celui-ci a été condamné mercredi en première instance pour violences sur conjoint, mais le tribunal a considéré que cette affaire relevant de la sphère privée ne pouvait entraîner de peine d'inéligibilité.

Un mandat d'élu est-il entièrement distinct des actes privés lorsqu'il s'agit des violences faites aux femmes? Au surlendemain de la journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes, la polémique enfle après la condamnation du maire (DVD) de Cabourg Tristan Duval pour violences sur conjoint.

L'édile a écopé mercredi 21 de trois mois de prison avec sursis pour avoir frappé sa femme dans la rue à la suite d'une dispute en août dernier. L'avocat de la partie civile avait notamment mis en avant les blessures de sa cliente: une côte cassée et 14 jours d'ITT.

La question d'une peine d'inéligibilité s'était posée, mais le tribunal correctionnel avait finalement considéré que cette affaire relevait de la sphère privée et ne pouvait donc impacter le mandat du maire.

Voir: Violences conjugales - 130 femmes tuées en 2017 par leur conjoint ou ex-compagnon

Un point de vue dénoncé par deux pétitions en ligne publiées sur change.org samedi 24. La première appelant à la démission du maire avait ce mardi 27 au matin récolté quelque 1.800 signatures. La seconde, adressée à Emmanuel Macron, exige la destitution de l'édile par le conseil des ministres, une procédure très rarement utilisée. En deux jours, elle avait obtenu quelques centaines de soutiens.

Si la question de la distinction entre vie publique et vie privée peut légitimement se poser alors que les violences conjugales sont devenues un sujet éminemment politique, l'affaire soulève aussi celle de la présomption d'innocence.

En effet, Tristan Duval a annoncé son intention de faire appel, rapporte Le Parisien. Or, l'effet dévolutif de l'appel suppose que les juges doivent se prononcer sans se laisser influencer par le premier procès. L'accusé bénéficie donc toujours de la présomption d'innocence.

Tristan Duval ne reconnaît pas les faits et assure que son épouse s'est déjà montré violente à son égard. "On ne sert pas une juste cause avec de mauvais exemples", a-t-il déclaré.

Lire aussi:

Violences sexuelles: une plateforme de signalement en ligne lancée mardi

Ivre, le maire de Val-d'Isère interpellé pour avoir insulté un policier

Dessin de la semaine

Soutenez l'indépendance deLogo FranceSoir

Faites un don

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription à la Newsletter hebdomadaire de FranceSoir est confirmée.

La newsletter FranceSoir

En vous inscrivant, vous autorisez FranceSoir à vous contacter par e-mail.