Après l'incendie du camp de Grande-Synthe, que vont devenir les migrants et les réfugiés?

Après l'incendie du camp de Grande-Synthe, que vont devenir les migrants et les réfugiés?

Publié le 11/04/2017 à 14:45 - Mise à jour à 14:55
© PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Auteur(s): MM

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Alors qu'un violent incendie a dévasté le camp de Grande-Synthe dans la nuit de lundi à ce mardi, moins de la moitié de ses occupants ont été pris en charge par les autorités. Le reste, dont de nombreux mineurs isolés, demeurent dans la nature.

Le camp de Grande-Synthe (Nord), qui se voulait un abri exemplaire pour les migrants, a connu: après des affrontements entre communautés kurdes et afghanes, un violent incendie qui a ravagé l'essentiel de ses 300 chalets, mis en place par la mairie et Médecins sans frontières lundi 10 au soir, selon les autorités.

Selon le Centre opérationnel d'incendie et de secours (Codis) du Nord, l'incendie a fait une dizaine de blessés au moins. Aucun bilan complet et précis n'était encore disponible ce mardi à la mi-journée .

Les forces de l'ordre ont procédé à l'aube à l'évacuation complète du camp pour des raisons de sécurité. La première priorité de la mairie est de reloger les migrants et réfugiés qui se trouvent actuellement sans abri.

Contactée par FranceSoir, Valérie Levin, directrice de la communication de la ville, a expliqué "qu'entre 500 et 600 personnes avaient pu être pris en charge dans des gymnases mis à disposition en urgence par la ville". Il s'agit d'une prise en charge exceptionnelle "en attendant l'établissement d'une situation plus pérenne".

Toutefois, un nombre indéterminé de personnes (environ 700 selon les services de la ville de Grande-Synthe) n'a pas encore pu être pris en charge par les autorités et se trouveraient dans la nature, sans toit et sans ressource. Les services de l'Etat et de la ville cherchent actuellement à les retrouver pour les mettre à l'abri, notamment les familles avec des enfants en bas âge et les mineurs isolés (plus d'une centaine).

Le préfet, Michel Lalande a déclaré ce mardi 11 à midi, à l'issue d'une réunion de crise à la mairie de Grande-Synthe, "faire en sorte que tous ceux qui errent sur les grands axes routiers de cette région en direction de Calais ou Paris puissent être réconfortés et rassurés, pour les mettre à l'abri eux aussi". Et d'ajouter, évasif: "il faut consolider un accueil d'urgence qui nous permet de faire une mise à l'abri sur plusieurs jours qui ne pénalise pas les habitants de cette ville (...) Grande-Synthe dans sa première expression, celle qui est partie en fumée, a tenté une première réponse pour la mise à l'abri. Il faut la renouveler".

Pour parer à l'urgence de la situation, l'État et la ville ont lancé un appel à la solidarité et veulent pouvoir rouvrir des centres d’accueil très rapidement pour héberger les migrants et les réfugiés dans les meilleures conditions.

Ouvert en mars 2016, le camp dit de La Linière à Grande-Synthe construit par Médecins sans frontières et la ville comptait 1.500 migrants, principalement des Kurdes irakiens, hébergés au sec dans des abris en dur et non plus sous des tentes. Il avait été voulu par le maire écologiste de la commune, Damien Carême, pour en finir avec le camp voisin du Basroch offrant le visage désolé d'un cloaque.

Auteur(s): MM


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Un nombre indéterminé de personnes n'a pas encore pu être pris en charge par les autorités et se trouveraient dans la nature.

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