Argentine: les membres d'un équipage Air France refusent de la surclasser, la passagère les fait arrêter

Argentine: les membres d'un équipage Air France refusent de la surclasser, la passagère les fait arrêter

Publié le :

Mardi 14 Novembre 2017 - 08:05

Mise à jour :

Mardi 14 Novembre 2017 - 08:10
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Au total, les 14 membres d'un équipage Air France ont vécu un calvaire lorsque l'avion dans lequel ils se trouvaient a atterri à Buenos Aires, la capitale argentine. Suite à la plainte d'une passagère, ils ont été "interpellés par des forces de police, interrogés dans des conditions bafouant les droits fondamentaux, inculpés et pour certains incarcérés pour finalement être relâchés sans explication".

C'est une histoire rocambolesque dont ils se souviendront probablement longtemps. Selon un communiqué publié lundi 13 par le syndicat d'hôtesses et stewards SNPNC, les 14 membres d'un équipage Air France ont vécu un calvaire lorsque l'avion dans lequel ils se trouvaient a atterri à Buenos Aires, la capitale argentine. Comme l'a rapporté l'organisme, ces derniers ont été "interpellés par des forces de police, interrogés dans des conditions bafouant les droits fondamentaux, inculpés et pour certains incarcérés pour finalement être relâchés sans explication". Et ce, à la "suite d'accusations proférées par une passagère", visiblement la fille d'un "ancien vice-ministre de la Justice".

Lors de ce vol, cette dernière a dans un premier temps demandé un surclassement en "Business", ce qui lui a été refusé, faute de places disponibles. Puis, elle a de nouveau demandé un changement de siège au motif cette fois-ci d'une attitude déplacée de son voisin: il se serait visiblement masturbé à ses côtés, un détail qu'elle n'aurait pas mentionné à bord. Malgré le fait que l'équipage n'ait constaté aucune anomalie à ce sujet, le personnel lui a cependant attribué un autre siège.

A l'atterrissage, les services de police argentins ont immédiatement interpellé une partie de l'équipage qui a été retenue pendant six heures au commissariat de l'aéroport. Puis, ils ont convoqué la totalité le lendemain au tribunal de Buenos Aires. C'est là-bas qu'ils ont séparé le chef de cabine principal du groupe et qu'ils l'ont "enfermé dans une pièce d'un mètre carré, sans possibilité de s'asseoir, ni de boire et manger et ce pendant plusieurs heures", sans "aucune explication" et alors que "deux gardes armés étaient constamment placés devant la porte".

Il a ensuite "subi un véritable interrogatoire par le juge, mais également par l'ancien vice-ministre de la Justice, père de la plaignante", qui l'a questionné "directement et à plusieurs reprises". Finalement, il a été "purement et simplement relâché sans excuse ni explication".

Face à ces comportements et à ces traitements humiliants, David Lanfranchi, le président du SNPNC a écrit deux courriers publiés sur le site du syndicat. L'un à l'adresse de Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, l'autre à Maria Del CarmenSqueff, l'ambassadrice d'Argentine en France. 

Un équipage d'Air France a vécu un calvaire suite aux accusations d'une passagère.

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