Arrestation à Argenteuil: Il voulait tuer Emmanuel Macron le 14 juillet et "les noirs, les arabes, les juifs et les homosexuels"

Arrestation à Argenteuil: Il voulait tuer Emmanuel Macron le 14 juillet et "les noirs, les arabes, les juifs et les homosexuels"

Publié le :

Lundi 03 Juillet 2017 - 09:04

Mise à jour :

Lundi 03 Juillet 2017 - 09:08
©Dominique Faget/AFP
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Un homme d'une vingtaine d'années a été interpellé samedi dans le Val-d'Oise et mis en examen pour entreprise individuelle terroriste, a-t-on appris ce lundi. Connu de la justice pour apologie du terrorisme, il aurait notamment cherché à se procurer une kalachnikov pour assassiner Emmanuel Macron le 14 juillet.

On ignore encore quel était l'état d'avancement de son projet, mais l'homme interpellé samedi 1er à Argenteuil dans le Val-d’Oise semblait résolu à assassiner le président de la République lors du défilé du 14 juillet. Il a d'ailleurs menacé avec un couteau de cuisine les policiers qui sont venus l'arrêter, révèle ce lundi 3 RMC.

L'individu se serait présenté comme "nationaliste", justification selon lui à sa volonter de s'en prendre à Emmanuel Macron mais aussi au "aux noirs, aux arabes, aux juifs ou aux homosexuels", a-t-il déclaré. L'enquête est en cours mais selon les premiers éléments, ce projet d'assassinat semble être le fait d'un homme seul. C'est d'ailleurs pour entreprise individuelle terroriste qu'il a été mis en examen. Plusieurs armes blanches ont été découvertes dans son véhicule.

Ce jeune homme de 23 ans, sans emploi, aurait des antécédents d'instabilité psychologique, mais se serait cependant montré "conscient et déterminé" selon RMC. Il avait été condamné en 2016 pour apologie du terrorisme.

Il a été repéré sur un site de jeux vidéos en ligne alors qu'il disait chercher à se procurer une arme de guerre de type kalachnikov. Un comportement rapporté par un utilisateur à la plate-forme du ministère de l'Intérieur permettant de "transmettre des signalements de contenus ou de comportements illicites".

Aucune arme à feu n'avait été retrouvée ce lundi, difficile de dire donc si l'homme constituait un réel risque pour la sécurité du président de la République. Mais il aurait également pu s'en prendre à d'autres personnes comme semblent l'indiquer ses propos racistes et homophobes.

Déjà en 2002, un militant néo-nazi, Maxime Brunerie, avait tenté d'assassiner Jacques Chrirac lors du défilé du 14 juillet avec une carabine 22 long rifles. Sa tentative avait été stoppée par des spectateurs.

L'homme a été signalé aux autorités alors qu'il cherchait à se procurer une arme de guerre.


Commentaires

-