Assaut de Saint-Denis: les terroristes n'auraient tiré que 11 fois

1.500 tirs du RAID

Assaut de Saint-Denis: les terroristes n'auraient tiré que 11 fois

Publié le :

Lundi 01 Février 2016 - 11:38

Dernière mise à jour :

Lundi 01 Février 2016 - 11:48
Selon plusieurs documents révélés par Mediapart, l'assaut du RAID à Saint-Denis le 18 novembre dernier aurait été assez confus. Le Raid aurait notamment tiré plus de 1.500 cartouches, y compris des "tirs amis", quand les terroristes n'auraient fait feu qu'à 11 reprises.
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©Christian Hartmann/Reuters
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L'assaut de Saint-Denis du 18 novembre dernier a été long et intense, au point que le kamikaze qui s'y s'est fait exploser n'a été identifié qu'en janvier dernier. Paradoxalement, la puissance de feu opposée par les terroristes retranchés dans l'appartement aurait été très faible en comparaison de celle du RAID, selon Médiapart qui a eu accès aux procès-verbaux de l'assaut et à un rapport des services de renseignement.

Selon ces documents, plus de 1.500 cartouches ont été tirées par le RAID durant l'opération, l'enquête n'a permis de relever que 11 tirs imputables à l'arme d'un des djihadistes. Par ailleurs, seule une arme de poing, un pistolet automatique de calibre 9 millimètres, a été retrouvé sur les lieux.

Des faits qui contredisent les propos du patron du RAID Jean-Michel Fauvergue selon lequel ses hommes ont "essuyé le feu de nombreuses heures", dont des tirs de fusil d'assaut kalachnikov alors qu'aucune arme de ce type n'a été trouvée sur les lieux.

Par ailleurs, malgré les nombreux tirs du RAID, ce ne seraient pas les policiers qui auraient abattu deux des trois victimes de leur assaut (Chakib Akrouh, Abdelhamid Abaaoud et Hasna Ait Boulahcen). Selon les document que s'est procurés Médiapart, l'autopsie des deux hommes n'aurait révélé aucun impact de balles. Ils aurait été tués par l'effet de souffle lors du déclenchement de la ceinture d'explosifs de Chakib Akrouh.

D'autres éléments supposent également une certaine confusion pendant l'assaut et un certains nombres de "tirs amis". Les enquêteurs ont en effet étudié les impacts sur les boucliers utilisés par le RAID. Et selon Médiapart, ils sont plus nombreux à l'intérieur de ces protections qu'à l'extérieur, et proviendraient donc "vraisemblablement des tirs effectués par les effectifs de police du Raid".

L'assaut mené par le RAID avec l'appui de la BRI a duré sept heures. Il a été compliqué par le fait que suite à une explosion, une partie de l'immeuble s'était effondrée. Cinq policiers ont été blessés durant cet assaut et une chienne du RAID, Diesel, a été tuée.

 

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

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L'assaut mené par le RAID et la BRI le 18 novembre dernier avait duré environ sept heures.