Attaque au Louvre: le terroriste Abdallah El Hamahny placé en garde à vue à l'hôpital

Attaque au Louvre: le terroriste Abdallah El Hamahny placé en garde à vue à l'hôpital

Publié le :

Dimanche 05 Février 2017 - 10:31

Mise à jour :

Dimanche 05 Février 2017 - 10:32
©Alain Jocard/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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L'assaillant qui s'en est pris à quatre militaires avec des machettes, dans le Carrousel du Louvre à Paris, a été placé en garde à vue pour 96 heures à l'hôpital européen George-Pompidou. Gravement blessé au ventre et au thorax, son état de santé est aujourd'hui stable mais il n'a pas encore pu être interrogé par les enquêteurs.

L'auteur de l'attaque à la machette contre des militaires au musée du Louvre à Paris vendredi 3, grièvement blessé mais dont l'état s'améliore, a été placé samedi 4 au soir en garde à vue à l'hôpital.

Fermé depuis l'attaque, le grand musée parisien a rouvert dans la matinée de samedi, avec une légère baisse du nombre de visiteurs, tandis que les enquêteurs cherchent toujours à déterminer formellement l'identité de l'assaillant, vraisemblablement un Egyptien de 29 ans arrivé en France il y a une semaine avec un visa touristique.

Pris en charge à l'hôpital européen Georges-Pompidou après avoir été grièvement blessé au ventre par les tirs de riposte d'un militaire, son état s'est nettement amélioré samedi.

Son pronostic vital n'est plus engagé et il pourrait être entendu dès ce dimanche 5 "sous réserve de l'évolution de son état de santé", selon une source proche de l'enquête.

Sa garde à vue, qui a débuté à 18h45, peut durer 96 heures, le délai prévu dans les affaires de terrorisme.

Vendredi vers 9h50, dans la galerie marchande du Carrousel du Louvre, l'agresseur, une machette dans chaque main, a foncé sur une patrouille de militaires en criant "Allah Akbar" et a frappé à la tête un premier militaire, qui a été légèrement blessé au cuir chevelu. Après avoir tenté de repousser l'assaillant une première fois sans user de son arme, un deuxième soldat a ouvert le feu, à quatre reprises, le blessant grièvement.

L'enquête a permis de cibler un Egyptien de 29 ans, inconnu des services de police, qui pourrait être Abdallah El Hamahmy, sous réserve que cette identité n'ait pas été usurpée. Ce résidant aux Emirats arabes unis est entré légalement en France le 26 janvier, avec un visa touristique, par un vol en provenance de Dubaï, avant de séjourner dans un appartement proche des Champs-Elysées, a révélé vendredi 3 le procureur de Paris, François Molins.

Les motivations de l'assaillant ne sont pas encore connues, mais il s'agit d'"un acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute", pour le président François Hollande.

Aucune marque d'allégeance à un groupe djihadiste n'a été retrouvée lors de la perquisition dans le logement qu'il a loué. Mais les enquêteurs, qui s'interrogent sur ses motivations et éventuels complices, se penchent sur des tweets postés peu avant l'attaque en arabe sur un compte au nom d'Abdallah El-Hamahmy.  On peut notamment lire "Au nom d'Allah (...) pour nos frères en Syrie et les combattants" et, une minute plus tard, un tweet dans lequel il semble apporter son soutien à Daech.

Le père de cet Egyptien a affirmé que son fils n'avait montré aucun signe de radicalisation et n'avait plus donné de nouvelles depuis vendredi. Il a expliqué que son fils, qui travaille comme directeur commercial à Charjah, aux Emirats, "s'était rendu en voyage d'affaires" à Paris et qu'il devait "visiter le musée" avant de "repartir samedi".

Selon son père, Abdallah El-Hamahmy est marié et son épouse, enceinte, se trouve en Arabie saoudite avec leur fils de sept mois. Incrédule, il a répété qu'il ne parvenait pas à croire son fils, 1m65, capable de s'attaquer à quatre militaires.

Cette attaque à la machette, à l'entrée du musée le plus fréquenté du monde, a ravivé de douloureux souvenirs dans la capitale française, frappée en 2015 par des attentats visant des lieux emblématiques comme la salle de spectacle du Bataclan ou le Stade de France.

Ces deux dernières années, une série d'attentats djihadistes ont fait 238 morts et des centaines de blessés en France, placée depuis quinze mois sous le régime exceptionnel de l'état d'urgence.

L'attaque au Louvre a réveillé de douloureux souvenirs à Paris et dans l'ensemble de la France. Depuis deux ans, les attentats ont fait 238 morts et des centaines de blessés dans l'Hexagone.

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