Attaque de policiers aux cocktails Molotov: le mineur conteste sa mise en examen

Attaque de policiers aux cocktails Molotov: le mineur conteste sa mise en examen

Publié le :

Mardi 06 Décembre 2016 - 14:36

Mise à jour :

Mardi 06 Décembre 2016 - 14:37
©Thomas Samson/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Soupçonné d'avoir participé à la confection des cocktails Molotov utilisés lors de l'agression début octobre de quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne), un adolescent de 17 ans a contesté sa mise en examen et son placement en détention. Cette affaire avait suscité un vaste mouvement de grogne dans la police.

Un adolescent de 17 ans, soupçonné d'avoir participé à la confection des cocktails Molotov utilisés lors de l'agression début octobre de quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne), a contesté sa mise en examen et son placement en détention, a indiqué son avocate ce mardi 6 à l'AFP. Un second mineur âgé de 15 ans, soupçonné comme le premier d'avoir "notamment" participé à la fabrication des engins incendiaires, a été placé pour sa part "sous le statut de témoin assisté", intermédiaire entre la mise en examen et celui de simple témoin.

"En l'état actuel des investigations, la défense n'arrive pas à comprendre la différence de traitement", a expliqué Me Sarah Mauger-Poliak, qui défend aussi le plus jeune mineur. "Ils sont tous les deux inconnus de la justice et le jeune adolescent de 17 ans, bien que souffrant de graves problèmes de santé, se trouve aujourd'hui incarcéré pour une durée initiale de six mois", a souligné l'avocate. La date de l'audience devant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris n'était pas encore connue. Les deux adolescents avaient été interpellés jeudi dans le cadre de l'information judiciaire sur l'agression et interrogés par les enquêteurs de la Sûreté départementale de l'Essonne.

L'adolescent de 17 ans, est le premier suspect mis en examen dans cette affaire à l'origine d'un vaste mouvement de grogne dans la police. Aucun des auteurs directs de l'agression n'a jusqu'à présent été arrêté. Le 8 octobre, une quinzaine d'agresseurs avaient incendié deux voitures de police, occupées par quatre agents en mission de surveillance.

Les policiers veillaient sur une caméra installée près d'un feu rouge connu pour ses vols avec violences sur des automobilistes, en lisière de la Grande Borne, une cité difficile à cheval sur les commune de Viry-Châtillon et Grigny, dont sont originaires les deux jeunes interpellés, selon une source policière. Deux policiers ont été très grièvement brûlés dont l'un, adjoint de sécurité de 28 ans, est toujours soigné à l'hôpital Saint-Louis à Paris, selon une source policière. Les deux autres policiers ont été plus légèrement touchés.

 

L'agression avait fait deux blessés graves et suscité un vaste mouvement de grogne policière.


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