Attaque à Levallois-Perret: les militaires de l'opération Sentinelle à nouveau pris pour cible

Attaque à Levallois-Perret: les militaires de l'opération Sentinelle à nouveau pris pour cible

Publié le 09/08/2017 à 11:33 - Mise à jour à 11:43
© IAN LANGSDON / POOL/AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Six militaires du 35e régiment d'infanterie de Belfort ont été blessés ce mercredi matin par une voiture qui leur a foncé dessus à Levallois-Perret. Policiers et militaires sont, depuis plusieurs années, des cibles privilégiées d'attaques, le plus souvent commises au nom du djihad.

Une voiture a foncé sur des militaires de l’opération Sentinelle ce mercredi 9 au matin à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), faisant 6 blessés dont trois dans un état sérieux, avant de prendre la fuite, une nouvelle attaque contre les forces de sécurité.

La préfecture des Hauts-de-Seine a évoqué un "acte a priori volontaire", à propos de cet incident qui intervient quatre jours après une tentative d'attaque contre d'autres soldats de Sentinelle sur le site de la tour Eiffel à Paris.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les militaires déployés sur le territoire national sont pris pour cible. Ils avaient notamment été agressés par des individus se réclamant de l'organisation Etat islamique.

Le 3 février 2015, un homme attaquait et blessait au couteau trois militaires du 54e régiment d'artillerie de Hyères en faction devant un centre communautaire juif de Nice. L'agresseur, Moussa Coulibaly, originaire de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, avait été maîtrisé par l'un des soldats. Connu de la DGSI, il avait été mis en examen pour tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et placé en détention provisoire.

Le 1er janvier 2016, Raouf El Ayeb, un Français d’origine tunisienne âgé de 29 ans avait foncé à trois reprises avec son véhicule sur des militaires du dispositif Sentinelle devant la mosquée de Valence. L'homme avait été grièvement blessé au bras et à la jambe par des tirs de sommation de l'un des militaires. Il avait déclaré "avoir voulu attaquer les militaires car ils symbolisent à (ses) yeux l’action de la France contre l’État islamique" et revendiquait "clairement un acte terroriste".

Le 3 février 2017, Abdallah El-Hamahmy avait attaqué à la machette une patrouille de militaires du 1er régiment de Chasseurs Parachutistes déployée au Carrousel du Louvre dans le cadre de l'opération Sentinelle, en criant "Allah Akbar". Un soldat a été légèrement blessé au cuir chevelu dans l'attaque. L'agresseur a quant à lui été grièvement blessé par les tirs de riposte. Il a été mis en examen pour tentatives d'assassinats en lien avec une entreprise terroriste en février.

Le 18 mars 2017, Ziyed Ben Belgacem avait été abattu par un militaire de l'opération Sentinelle à Orly, au terme d'une course-poursuite avec les forces de l'ordre qui avait démarré à l'aube, dans le Val-d'Oise. Il avait tenté de s'emparer de l'arme d'un des soldats en plein cœur de l'aéroport. Connu pour son passé de braqueur, il avait déclaré vouloir "mourir par Allah" avant les faits.

L'opération Sentinelle "restera en place tant qu'elle sera utile à la protection des Français", et sera prochainement adaptée "pour s'inscrire dans la durée", a déclaré lundi 7 à Paris la ministre des Armées, Florence Parly.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Les miliaires de l'opération Sentinelle ont déjà été la cible d'attaques en lien avec une entreprise terroriste.

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