Attentat manqué dans le 16e: trois individus déférés au parquet , le choix de la cible "toujours inexpliquée"

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Attentat manqué dans le 16e: trois individus déférés au parquet , le choix de la cible "toujours inexpliquée"

Publié le 06/10/2017 à 19:39 - Mise à jour à 19:46
© Bertrand GUAY / AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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François Molins a annoncé ce vendredi que trois hommes suspectés de la tentative d'attentat à Paris ont été déférés devant un juge. Il a expliqué que le choix de la cible surprenait toujours les enquêteurs.

Trois personnes vont être présentées à un juge en vue de leur mise en examen et trois autres ont été relâchées dans l'enquête sur la tentative d'attentat avec des bonbonnes de gaz dans le XVIe arrondissement de Paris, rue Chanez, a annoncé ce vendredi 6 le procureur de Paris, François Molins, lors d'une conférence de presse.

Le magistrat est revenu en détail sur les circonstances de l'attentat manqué. Il a livré un descriptif de la scène avant que le dispositif explosif ne soit désamorcé: "Peu avant 4h30, cet habitant été réveillé par un sifflement correspondant à l’ouverture d’une bouteille de gaz, et une forte odeur d’hydrocarbures". Se trouvait également sur les lieux "quatre seaux, un jerricane de 33 litres d'essence et un sac à gravats. L'ensemble était pourvu d'un dispositif de mise à feu, composé par un portable, un amplificateur relié à des câbles électriques. Ce dispositif "devait favoriser la mise à feu de l’essence et par voie de conséquence l’explosion des quatre bonbonnes".

Si l'explosion prévue par le ou les fabriquant de l'engin explosif n'a pas eu lieu, ils ont bien tenté d'enclencher la mise à feu.  "Un même numéro a contacté à 3 reprises le téléphone qui servait à la mise à feu. L'analyse de la ligne téléphonique a permis d'établir qu'au moment des tentatives de déclenchement de la mise à feu, cette ligne était localisée à proximité immédiate de la rue Chanez. (...) Les conséquences humaines et matérielles auraient pu être dramatiques", a expliqué François Molins.

Le procureur de la République a également développé sur les suspects. "L'ADN de Aymen B., fiché S, a été rapidement identifié sur le jerricane, les sacs à gravats. Il avait fait l'objet d'un contrôle par des CRS sur la N118 alors qu'il faisait sa prière sur la bande d'arrêt d'urgence en compagnie d'un autre individu, Amine A", a fait savoir le magistrat.

Trois personnes, "Aymen B., Sami B. et Amine A, ont été déférées" ce vendredi auprès de la section antiterroriste du parquet de Paris et "vont être présentées à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen". Ils devraient l'être pour les chefs d'accusation suivant: "tentative d'assassinats en bande organisée", "tentative de destruction par un moyen dangereux en bande organisée", "détention et transport d'engins explosifs en bande organisée", le tout en relation avec une entreprise terroriste, et "participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle". 

Les autres gardés à vue dans cette affaire ont été libérés.

Quant au choix de la cible, les forces de l'ordre sont toujours perplexes: "Les enquêteurs n'ont pas encore déterminé pourquoi un immeuble du 16e arrondissement de Paris a été choisi pour cible d'un attentat déjoué dans la nuit de vendredi à samedi".

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Trois personnes vont être présentées à un juge en vue de leur mise en examen a annoncé François Molins.

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