Attentats de Paris: une fausse rescapée du Bataclan condamnée pour avoir voulu escroquer le fonds d'indemnisation aux victimes

Attentats de Paris: une fausse rescapée du Bataclan condamnée pour avoir voulu escroquer le fonds d'indemnisation aux victimes

Publié le :

Jeudi 14 Juillet 2016 - 09:07

Mise à jour :

Jeudi 14 Juillet 2016 - 09:59
©Christian Hartmann/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Une femme a été reconnue coupable d'avoir inventé sa présence au Bataclan le soir du 13 novembre 2015 pour pouvoir toucher 10.000 euros de la part du fonds dédommageant les victimes du terrorisme.

Une femme qui avait tenté de se faire passer pour une victime du Bataclan a été reconnue coupable d’escroquerie et condamnée ce mercredi 13 à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny. Elle devra en outre verser un euro de dommages et intérêts au Fonds de garantie des victimes de terrorisme qui s'était constitué partie civile. Il était reprochée à l’accusée d’avoir inventé sa présence dans la salle de spectacle, lieu de la principale attaque des attentats du 13 septembre, pour pouvoir obteniur 10.000 euros d’indemnisation de la part du fonds de garantie aux victimes.

Le 13 novembre 2015, la jeune femme est hospitalisée dans une clinique de la région parisienne pour une intervention bénigne. Ele apprend alors les événements qui sont en train de dérouler dans la salle de spectacle du XIe arrondissement de Paris. L’accusée a expliqué que c’est un infirmier qui lui aurait "donné l’idée" de contacter le Fonds de garantie des victimes et d’autres infractions (FGTI). Elle le fera trois semaines après l’attaque expliquant qu’elle était présente dans la salle au côté d’un homme, réellement décédé lui, qu’elle présentait comme un ami, et qu’elle a réussi à s’enfuir par une fenêtre en se faisant "bobo au doigt".

Elle a alors constitué un faux dossier avec des certificats médicaux falsifiés et des faux témoignages. Elle relancera même sept fois le FGTI pour accélerer la procédure, l’accusant de "discrimination", la concernée étant arrivée du Cameroun en France en 2007 sous statut de réfugié politique. Face à son dossier apparaissant visiblement frauduleux, elle a été placée en garde à vue où elle a avoué sa manœuvre.

A la barre, elle a expliqué son geste par des difficultés financières: "J'avais des problèmes, je n'arrivais pas à payer la facture de la clinique, il restait 144 euros à payer. Et puis j'avais des problèmes de loyers impayés, j'ai perdu mon travail". "On ne peut pas jouer avec la mémoire de 130 personnes pour 144 euros", s’est emportée la procureure. "Vous avez pensé à la victime? À sa compagne qui a été appelée six mois après par la PJ (qui cherchait à vérifier la réalité du tméoignage de l’accusée, NDLR)? Cette compagne qui vous a contactée par Facebook pour que vous lui racontiez ce qui s'est passé ce soir-là, et que vous avez envoyée bouler" a rajouté l'accusation.

Le cas n’est pas unique: le 21 novembre prochain, une jeune femme de 24 ans sera jugée à Versailles pour avoir prétendu s’être trouvée au Le Carillon et prétend avoir été gravement bessé au bras à cause d’une explosion, certificats médicaux à l’appui. Or l’attaque de la terrasse a été perpétrée au fusil d’assaut sans usage d’explosifs. L’accusée espérait obtenir 20.000 euros de dédommagements.

 

L'attaque du Bataclan a fait 130 victimes.

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