Attentats d'Ile-de-France: quatre proches d'Amedy Coulibaly en garde à vue

Attentats d'Ile-de-France: quatre proches d'Amedy Coulibaly en garde à vue

Publié le :

Lundi 09 Mars 2015 - 15:00

Mise à jour :

Lundi 09 Mars 2015 - 15:33
Quatre personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les meurtres d'Amedy Coulibaly. Parmi elles, une gendarme qui travaillait dans un centre d'écoutes et son compagnon.
©Rex/Sipa
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Deux mois après la prise d'otages de l'Hyper Cacher par Amedy Coulibaly, l'enquête se poursuit. Quatre personnes faisant partie de l'entourage du terroriste ont été placées en garde à vue. Les attaques d'Amedy Coulibaly à Montrouge puis dans l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes avaient fait cinq morts les 8 et 9 janvier dernier.

Selon Europe-1, parmi ces quatre personnes placées en garde à vue se trouve un couple dont le rôle présumé avait déjà été révélé en février dernier. L'homme, Amar R., est un délinquant notoire, proche d'Amedy Coulibaly. Il faisait notamment l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par les autorités espagnoles pour des affaires d'armes et de stupéfiants. Il avait été repéré dans les environs de la porte de Vincennes le jour de la prise d'otages de l'Hyper Cacher. Les forces de l'ordre l'ont interpellé le 23 janvier dernier.

Sa compagne, une certaine Emmanuelle, a également été entendue par les enquêteurs. Il s'agit d'un sous-officier de gendarmerie convertie à l'Islam. Elle avait été suspendue de ses fonctions début février. En effet, elle travaillait au fort de Rosny-sous-Bois, centre d'écoute de la gendarmerie. Elle est soupçonnée d'avoir apporté en cachette du courrier à son compagnon alors que celui-ci était écroué fin janvier. Plus grave encore, elle lui aurait auparavant permis de pénétrer dans la caserne de Rosny-sous-Bois et aurait même consulté les fichiers le concernant.

Deux autres personnes seraient également entendues par la police à Paris mais leur identité n'avait pas encore été dévoilée ce lundi.

Quatre autres suspects avaient déjà été mis en examen depuis janvier dernier pour avoir apporté une aide matérielle à Amedy Coulibaly. Ils auraient permis au terroriste d'acquérir des armes et des véhicules. Toutefois, il n'est pas avéré que ces complices aient eu connaissance des intentions de Coulibaly ou soient en relation avec une entreprise terroriste.

La compagne d'Amedy Coulibaly, Hayat Boumedienne, est, elle, toujours présumée avoir réussi à fuir en Syrie pour rejoindre les rangs de l'Etat islamique.

 

 

Quatre proches d'Amedy Coulibaly, abattu par le Raid le 9 janvier, ont été placés en garde à vue.


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