Berlin, Nimègue, Lyon, Chambéry, Turin, Milan: le parcours européen d'Anis Amri après l'attentat

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Berlin, Nimègue, Lyon, Chambéry, Turin, Milan: le parcours européen d'Anis Amri après l'attentat

Publié le 28/12/2016 à 13:00 - Mise à jour à 13:11
©Amaq Newd Agency/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Des zones d'ombre demeurent encore quant aux déplacements d'Anis Amri durant les quatre jours entre l'attentat de Berlin et la mort de son auteur sous les balles de la police italienne. Toutefois, on sait déjà que le terroriste a traversé quatre pays malgré le mandat d'arrêt européen lancé à son encontre.

L'annonce vendredi 23 de la mort d'Anis Amri dans un échange de tir avec des policiers a provoqué la surprise. Non par sa cause -les terroristes de l'Etat islamique trouvant souvent la mort en kamikaze ou sous les balles des policiers- mais par le lieu, à Milan.

Cela alors que plusieurs médias allemands affirmaient le matin même que les enquêteurs le cherchaient encore à Berlin, où l'homme avait tué 12 personnes lundi 19 en fonçant sur un marché de Noël à bord d'un camion.

Petit à petit, l'itinéraire à travers plusieurs pays dont la France de celui qui avait pourtant un mandat d'arrêt européen sur la tête depuis le mercredi 21 se dessine. Ce n'est en effet que deux jours après la tuerie que le Tunisien de 24 ans était devenu l'un des hommes les plus recherchés d'Europe, les soupçons s'étant d'abord portés sur un autre homme, vite relâché.

On ignore encore ce qu'il a fait et où il s'est rendu dans les deux jours qui ont suivi l'attaque. Mais 48 heures après les faits, il a été repéré selon BFMTV au Pays-Bas, dans la ville de Nimègue, à environ 600 kilomètres de Berlin et quelques uns de la frontière allemande.

L'homme qui était vraisemblablement armé a pris le mercredi soir un bus en direction de la gare de Lyon-Part-Dieu. Un trajet d'une quinzaine d'heures environ.  C'est donc le jeudi après-midi qu'il est descendu. Si des zones d'ombres demeurent, il semble que la France n'a été qu'une étape du voyage d'Anis Amri. Rien ne permet actuellement de supposer qu'il y aurait eu des complices ou des cibles. On ignore également quelle était sa destination ou seulement s'il en avait une.

Filmé par la vidéosurveillance de la gare, le jeune homme y a acheté un billet de train pour Milan via Chambéry et Turin. Il a enfin rejoint en bus la gare voisine de Sesto San Giovanni. C'est là, lors d'un banal contrôle d'identité, qu'il a tiré sur les policiers italiens en blessant un, avant d'être lui-même abattu.

Cet étrange parcours est encore l'objet d'investigations que ce soit en Allemagne, en France ou en Italie. Le fait que malgré le mandat d'arrêt, Anis Amri ait pu parcourir plus de 1.500 kilomètres en traversant trois frontières européennes et en utilisant les transports en commun met en tout cas en évidence la difficulté à repérer un suspect, et est depuis repris par les partis eurosceptiques pour dénoncer l'espace Schengen.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Anis Amri a parcouru plus de 1.500 kilomètres en deux jours alors qu'il était recherché par toutes les polices européennes.

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