Besançon: l'anesthésiste accusé d'empoisonnements laissé libre sous contrôle judiciaire

Besançon: l'anesthésiste accusé d'empoisonnements laissé libre sous contrôle judiciaire

Publié le :

Mercredi 29 Mars 2017 - 16:06

Mise à jour :

Mercredi 29 Mars 2017 - 16:15
© JACK GUEZ / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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La Cour d'appel de Besançon a rejeté ce mercredi la demande de placement en détention provisoire de l'anesthésiste soupçonné d'avoir empoisonné sept patients et provoqué la mort de deux d'entres eux. Placé sous contrôle judiciaire, il clame son innocence.

L'anesthésiste de Besançon soupçonné d'être un empoisonneur attendra libre les suites de l'instruction et un éventuel procès. Le médecin accusé d'avoir volontairement injecté des substances toxiques à au moins sept de ses patients, dont deux sont morts.

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Besançon a décidé ce mercredi 29 de ne pas placer le suspect en détention provisoire, contrairement à l'avis du parquet qui demandait le placement en détention. L'homme reste cependant sous contrôle judiciaire et les juges ont décidé de fixer le montant de la caution à 100.000 euros au lieu de 60.000 euros.

L'audience s'est déroulée à l'abris des journalistes, le président de la chambre souhaitant éviter la publication de certains éléments alors que l'enquête est encore en cours. Mais le médecin a tout de même clamé son innocence à la sortie, comme il le fait depuis le début de l'affaire. Visiblement éprouvé, il a déclaré: "c'est un moment terrible pour moi. Je suis innocent de toutes les accusation à mon encontre", relate Franceinfo.

Le placement d'un suspect en détention provisoire ne peut être prononcé que sous certaines conditions, notamment pour éviter la commission d'autres infractions, protéger le mis en examen ou les témoins ou encore éviter la destruction de preuve.

Ces empoisonnements ne sont "pas un accident", a déclaré début mars la vice-procureure Christine De Curraize lors d'une conférence de presse à Besançon. Des doses létales de potassium ou d'anesthésiques ont été introduites "sciemment" dans des poches de perfusion de réhydratation, "où normalement, elles n'ont pas lieu d'être", ce qui prouve qu'"il ne pouvait s'agir que d'actes volontaires de nature à entraîner la mort des patients".

Le parquet soupçonne ce médecin anesthésiste "reconnu" d'être à l'origine de l'administration de ces substances à au moins sept patients, quatre femmes et trois hommes âgés de 37 à 53 ans. Ces intoxications sont survenues entre 2008 et 2017 à la Clinique Saint-Vincent de Besançon et à la Polyclinique de Franche-Comté.

 

"Je suis innocent de toutes les accusation à mon encontre", a clamé le médecin mis en examen.


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