Bizutage: ils brûlent le bras d'étudiants avec des cuillères chauffées pour simuler des "tatouages"

Bizutage: ils brûlent le bras d'étudiants avec des cuillères chauffées pour simuler des "tatouages"

Publié le :

Mardi 19 Décembre 2017 - 17:49

Mise à jour :

Mardi 19 Décembre 2017 - 18:07
Le journal "Le Monde" révèle une affaire de bizutage s'étant déroulé dans les locaux de l'Ensam, une grande école située à Angers. Des étudiants de première année ont subi un jeu cruel ayant dérapé et se sont retrouvés avec des marques de brûlures sur les bras.
©Iman Dayarian/Flickr
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La rédaction de FranceSoir.fr

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C'est une nouvelle affaire de bizutage, qui oscille entre le risible et le scandaleux, qui frappe cette fois-ci l'Ecole nationale supérieure d'Arts et métiers (Ensam) d'Angers. Le quotidien Le Monde révèle ce mardi 19 une affaire de maltraitance de nouveaux élèves perpétrée le 11 octobre dernier.

Les faits remontent donc au début du printemps, peu de temps après la rentrée, lors d'un cycle appelée dans le jargon de l'école "période de transmission des valeurs". Concrètement, les étudiants de deuxième année chahutent un peu ceux de première année, en leur imposant des épreuves initiatiques, en général sans conséquence. Mais cette année les choses ont dérapé.

Pour se moquer et effrayer les nouveaux arrivants, les étudiants plus âgés font en effet croire, lors d'un événement, qu'ils vont "tatouer" les nouvelles recrues. Concrètement, ils simulent un tatouage en appliquant sur la peau des jeunes bizutés un glaçon simulant ainsi une brûlure sans aucune conséquence à part une possible frayeur. Mais ce jour-là, pas de glaçon disponible. Les bizuteurs ont alors eu une idée de remplacement: se servir de manches de cuillère qu'ils avaient au préalable fait chauffer. Mal leur en a pris, 16 étudiants se sont retrouvés brûlés au bras avec la peau marquée de chiffres inscrits avec ce tison improvisé.

Lire aussi: Enquête ouverte suite à des soupçons de bizutage à la fac de médecine de Caen

 Selon Le Monde, ce sont d'ailleurs les étudiants de deuxième année qui ont admis le dérapage devant leur direction, aucun des 16 jeunes brûlés lors de ce jeu n'ayant souhaité porter plainte. L'école a donc décidé de tenir une commission disciplinaire le 10 janvier prochain et de prendre d'éventuelles sanctions contre les plaisantins peu inspirés.

Une mauvaise publicité pour l'école qui n'en est pas à sa première: en octobre 2015, des dérapages lors de cette "période de transmission des valeurs" s'étaient déjà produit avant d'être révélés en février 2016 par la presse. 

L'Ensam d'Angers a déjà été le lieu de faits similaires en 2015.


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