Bois de Boulogne - Attaque de militants d'extrême gauche: des voitures brûlées et "chasse aux DRH", 41 arrestations [MAJ]

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Bois de Boulogne - Attaque de militants d'extrême gauche: des voitures brûlées et "chasse aux DRH", 41 arrestations [MAJ]

Publié le :

Jeudi 12 Octobre 2017 - 14:30

Mise à jour :

Jeudi 12 Octobre 2017 - 17:53
Jeudi matin, environ 80 personnes se sont retrouvées dans le bois de Boulogne pour une manifestation sauvage en marge d'un rassemblement de DRH. Plusieurs voitures ont été brûlées avant que n'interviennent les forces de l'ordre qui ont procédé à de nombreuses arrestations. [Mise à jour: "France-Soir" a pu contacter le syndicat Solidaires, à l'origine de la manifestation].
© Zakaria ABDELKAFI / AFP/Archives

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
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Ils voulaient organiser une "chasse aux DRH" (directeurs des ressources humaines). Environ 80 personnes ont violemment manifesté ce jeudi matin dans le bois de Boulogne (à l'ouest de la capitale) à l'appel d'un collectif proche de la mouvance contestataire d'extrême gauche.

Le groupe s'est réuni avec l'intention affiché d'en découdre. Une trentaine de participants étaient en effet cagoulés et le petit groupe mobile et déterminé s'en est pris aux voitures stationnées au Pré Catelan, un restaurant niché dans le bois, et qui accueillait justement un congrès de responsables des ressources humaines. Sept véhicules ont ainsi été incendiés.

Les forces de police sont rapidement intervenues et ont procédé à l'intervention de pas moins de 41 personnes. Dans un communiqué la préfecture de police décrit des arrestation pour "jets de projectiles sur agents de la force publique, port d'arme prohibé, et participation à un attroupement en étant porteur d'une arme". Aucun blessé n'est cependant à déplorer chez les forces de l'ordre.

Le collectif avait appelé à cette manifestation à l'occasion de l'ouverture du congrès, consacré à la réforme du code du travail. "Réservons le meilleur accueil à Muriel Pénicaud, la DRH de l'entreprise France", annonçaient les instigateurs du rassemblement. La ministre du Travail Muriel Pénicaud devait justement intervenir lors de l'événement, mais a annulé sa venue en raison d'un "impératif d'agenda" selon son cabinet.

Rien, en l'état actuel des faits, ne permet de relier cette manifestation brutale à la condamnation mercredi 11 de sept manifestants, eux aussi proches des mouvances d'extrême gauche, reconnus coupable d'avoir participé à des degrés divers à l'incendie d'une voiture de police à l'intérieur de laquelle étaient présents deux agents, en mai 2016 en marge des manifestations contre la loi Travail.

[Mise à jour] Contacté par France-Soir Solidaires, syndicat à l'origine de la page Internet appelant à la manifestation (qui n'est donc pas une initiative de l'ultra-gauche), s'explique sur cette manifestation: notre article à lire ICI

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
Les manifestants faisaient partie de la mouvance d'extrême gauche (illustration).

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