Bouches-du-Rhône: la famille d'une patiente en fin de vie séquestre et brutalise deux soignantes

Bouches-du-Rhône: la famille d'une patiente en fin de vie séquestre et brutalise deux soignantes

Publié le :

Lundi 19 Mars 2018 - 12:54

Mise à jour :

Lundi 19 Mars 2018 - 12:54
© PATRICK KOVARIK / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Une infirmière et l'étudiante qui l'accompagnait ont été séquestrées par la famille d'une patiente en fin de vie qui est décédé pendant ses soins jeudi à Fos-sur-Mer. La police a dû intervenir et l'infirmière s'est vu prescrire dix jours d'ITT, elle ne portera pas plainte.

Une infirmière et une étudiante qui l'accompagnait ont vécu une tournée violente jeudi 15 à la Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Elles intervenaient chez une patiente en fin de vie lorsque celle-ci est décédée pendant les soins.

Si ce drame est assez traumatisant, ce qui a suivi l'est aussi. La famille de la défunte, présente sur les lieux, s'en est pris aux deux soignantes.

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Selon France Bleu Provence, les enfants de la patiente ont insulté, traité d'assassin, brutalisé et même menacé de mort l'infirmière. Durant plus de deux heures, cette dernière et l'étudiante qui l'accompagnait ont été séquestrées dans la maison. Des membres de la famille leur barraient en effet la route et les empêchaient de sortir.

La police interviendra finalement et permettra aux deux femmes de sortir du domicile. L'infirmière s'est tout de même vu prescrire dix jours d'ITT (Incapacité totale de travail). Elle ne portera pas plainte contre ses agresseurs, disant comprendre la douleur de la famille et estimant qu'elle n'a fait que son travail.

Audrey Ferullo, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers libéraux des Bouches-du-Rhône, n'est pas vraiment du même avis cependant. "Quand on fait la profession d'infirmière, on est là pour aider les gens, on n'est pas là pour se faire insulter et pour essuyer le débordement d'émotion aussi violente qui s'est produite. Il ne faut absolument pas banaliser ce qui s'est passé", a-t-elle rappelé au micro de la radio locale.

"Malheureusement, c'est monnaie courante", a indiqué la syndicaliste.

Les policiers ont dû intervenir au domicile de la patiente: les soignantes y étaient séquestrées.


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