Bouches-du-Rhône: une policière vendait des objets "tombés du camion"

Bouches-du-Rhône: une policière vendait des objets "tombés du camion"

Publié le :

Mercredi 24 Octobre 2018 - 14:59

Mise à jour :

Mercredi 24 Octobre 2018 - 15:03
© Bertrand GUAY / AFP
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La rédaction de France-Soir

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Une policière des Bouches-du-Rhône a été placée en garde à vue au début du mois d'octobre. Avec son compagnon, employé dans une plate-forme de colis, ils sont soupçonnés de recel de vols en bande organisée. Plusieurs collègues de la femme ont par ailleurs avoué lui avoir acheté des téléphones ou des parfums.

La police des polices a été saisie. Une femme policière à Vitrolles dans les Bouches-du-Rhône a été placée en garde à vue le 9 octobre dernier, elle est accusée d'avoir vendu des objets "tombés du camion".

Avec son compagnon et deux autres complices, ils sont soupçonnés d'avoir revendu des objets volés. Certains collègues policiers de la femme ont d'ailleurs avoué lui avoir acheté certains produits dès le lendemain de la garde à vue de la quadragénaire. Les faits dureraient depuis environ un an, "puisqu'ils sont ensemble depuis 18 mois environ".

Parmi ceux-ci, des parfums, des téléphones portables ou même des tablettes numériques.

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Le compagnon de la quadragénaire travaillait en faut au sein d'une plate-forme de colis, ce qui lui aurait permis de voler des objets de valeurs pour ensuite les revendre par le biais de ses trois complices.

Une enquête pour recel de vols en bande organisée a été ouverte et le domicile de la policière a été perquisitionné, indiquait La Provence. Pas moins de 100.000 euros en liquide ont alors été retrouvés.

Jusqu'à ce mercredi 24, l'affaire n'avait pas filtré. "Ça n'était pas une volonté de l'étouffer, c'est juste qu'on est tombé du placard en l'apprenant et qu'on n'allait pas se vanter de ce qui ressemble fort à une vraie entreprise criminelle dans laquelle a été embarquée cette policière qui, si tout cela est avéré, n'a absolument plus rien à faire dans notre institution", s'est justifié une source policière.

Si les quatre complices ont été écroués, d'autres personnes sont inquiétées. Certains collègues de la policière auraient en effet été de particulièrement bons clients, ce qui soulève quelques questions. "Quand tu achètes une quinzaine de téléphones neufs, ça n'est pas pour tes besoins personnels. Et puis nul n'est censé ignorer la loi, encore moins des flicards, donc quand on te propose une tablette à 100 euros au lieu de 300, ça pose évidemment question sur sa provenance...", a expliqué un proche du dossier.

L'IGPN, la police des polices, a donc été saisie. la gardienne de la paix à quant à elle été suspendue sans salaire.

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Une policière est accusée d'avoir vendu des objets "tombés du camion" avec des complices.


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