Burkini: "contre l'islam radical, tous à poil" à Grenoble

Burkini: "contre l'islam radical, tous à poil" à Grenoble

Publié le :

Mardi 25 Juin 2019 - 12:37

Mise à jour :

Mardi 25 Juin 2019 - 12:45
© SAEED KHAN / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Plusieurs femmes en burkini dans une piscine de Grenoble ont créé la polémique dimanche 23. Pour leur répondre et se défendre "contre l'islam radical", un événement Facebook relayé par Gilbert Collard propose aux participants de faire la même chose "à poil".

Face aux "commandos de burkini" à Grenoble, un groupe Facebook a lancé un événement prévu dimanche 30. Cela fait suite à la polémique qu'ont provoquée plusieurs femmes habillées en burkini dans une piscine municipale de la ville.

"Les islamistes veulent imposer le burkini dans les piscines de Grenoble. Le maire de Grenoble fait preuve d'un attentisme et d'une inaction préoccupants", explique ainsi Les Jours Heureux, groupe Facebook anonyme créé très récemment et qui a publié cet événement.

Le but: se baigner "à poil" dimanche prochain dans la piscine Jean Bron, un "mouvement citoyen, écologiste et laïque" selon les organisateurs.

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"Nous invitons toutes les citoyennes et tous les citoyens attachés aux valeurs de la République à se foutre à poil devant les commandos en burkini! Sur les Lumières elles veulent mettre l'éteignoir : ensemble, tombons les peignoirs! Vive la laïcité décomplexée! Contre l'islamisme tous à poil pour faire bouger Piolle", poursuivaient les organisateurs en s'en prenant donc directement au maire de Grenoble.

La municipalité a d'ailleurs réagi à cet événement, peu suivi pour l'instant même si Gilbert Collard (Rassemblement national) en a fait la promotion sur son compte Twitter, en dénonçant cette nouvelle médiatisation et niant l'inaction dont elle est accusée après l'événement de dimanche dernier.

Sadock Bouzaïene, adjoint aux sports, a ainsi refusé de donner de l'ampleur au "buzz" en revenant sur l'événement polémique des femmes en burkini à la piscine Jean Bron au micro de France Bleu Isère.

"Ces femmes ont enfreint le règlement des piscines qui existe pour des raisons d'hygiène et de sécurité. On n'exclut personne mais il y a des règles. (…) La première fois, elles n'avaient eu affaire qu'au personnel, cette fois-ci la police les attendaient à la sortie et a pris les identités".

"Deux de ces femmes seulement sont de Grenoble (…).Pourquoi elles ne le font pas ailleurs? Parce qu'elles sont dans le buzz politicien", a-t-il poursuivi en assurant que ce n'était "pas que le problème de la ville de Grenoble" mais un sujet "national".

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