Caen: un policier condamné à de la prison avec sursis pour avoir frappé violemment un manifestant

Caen: un policier condamné à de la prison avec sursis pour avoir frappé violemment un manifestant

Publié le :

Vendredi 30 Septembre 2016 - 07:34

Mise à jour :

Vendredi 30 Septembre 2016 - 07:37
©Capture d'écran YouTube
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un policier a été condamné jeudi à deux mois de prison avec sursis à Caen pour avoir violemment frappé, le 26 mai dernier, un manifestant opposé à la loi Travail. Le fonctionnaire l'avait roué de coups.

La justice a rendu son verdict. Un policier a été condamné jeudi 29 à deux mois de prison avec sursis à Caen pour avoir violemment frappé, le 26 mai dernier, un manifestant opposé à la loi Travail. Toutefois, le fonctionnaire a été condamné dans le cadre d’une comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une procédure rapide qui évite au prévenu un procès public. Il ne verra pas sa condamnation inscrite sur son casier judiciaire.

C'est au lendemain des faits que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie, suite à la diffusion d’une vidéo diffusé sur le site Normandie-Actu. Dessus, les internautes pouvaient voir le manifestant se faire roué de coups par le policier.

La victime, un maître-nageur de 54 ans, a été en arrêt de travail du 26 mai au 9 juin. Selon son avocat, Me Marand-Gombar, "les nombreux coups reçus notamment dans le dos et sur le torse ont entraîné une gêne respiratoire" pour son client qui "continue à suivre des soins". Pour la victime, cette peine n'est pas suffisante: "deux mois de prison avec sursis sans inscription au casier judiciaire ça veut dire qu'il pourra recommencer...en espérant qu'il ne soit pas filmé", a-t-il déploré jeudi sur France 3 Basse-Normandie.

En juillet dernier, un collectif avait adressé au Défenseur des droits 68 réclamations contre des violences policières lors des manifestations contre la loi Travail, à Paris et dans le reste de la France. "Alors que l'état d'urgence reste en vigueur, notre collectif, et bien d'autres, entend visibiliser une situation extrêmement répressive qui est en train de se normaliser", avait déclaré dans un communiqué le Collectif Stop Violences Policières, à la veille d'une nouvelle mobilisation dans la rue.

 

Il avait violemment frappé un manifestant anti-loi Travail le 26 mai dernier.

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