Cannes: verbalisée sur la plage car elle portait un hijab, le voile islamique "simple"

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Cannes: verbalisée sur la plage car elle portait un hijab, le voile islamique "simple"

Publié le 23/08/2016 à 15:17 - Mise à jour à 15:26
©Valery Hache/AFP
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Auteur(s): PP

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Une jeune femme qui se trempait les pieds sur la plage de Cannes habillée d'un legging, d'une tunique et d'un voile simple a été verbalisée, mardi dernier, en vertu de l'arrêté anti-burkini pris par le maire de la ville.

L'affaire fait grand bruit. Siam, une jeune femme de 34 ans, a été verbalisée mardi 16 sur la plage de la Bocca, à Cannes (Alpes-Maritimes), commune qui a pris un arrêté interdisant le burkini, car elle se "trempait les pieds" vêtue d'un legging, d'une tunique et d'un hijab, le voile islamique couvrant uniquement les cheveux. "Rentrez chez vous!", "ici on est catholiques", lui auraient également lancé des badauds attroupés autour d'elle lors de sa verbalisation, selon L'Obs.

"Mes enfants étaient en pleurs, témoins de mon humiliation, ainsi que ma famille", raconte Siam à l'hebdomadaire. "La parole raciste s’est totalement libérée. J'étais abasourdie. J’ai entendu des choses que l’on ne m’avait jamais dites en face, comme +rentrez chez vous!+, +madame, la loi c’est la loi, on en a marre de ces histoires+, +ici, on est catholiques!+. (...) D'autres ont traversé la route pour se joindre à la mêlée sur la plage". Des propos confirmés par Mathilde Cusin, journaliste à France 4 ayant assisté à la scène par hasard et qui décrit une scène "assez violent(e)": "j'ai eu l'impression de voir une meute s'acharner sur une femme assise au sol en pleurs avec sa fillette".

Quant à la vezrbalisation, Siam la décrit elle-même comme plutôt calme. Une policière lui aurait ainsi "lu la moitié de l’arrêté, l’air un peu gêné", puis un des ses collègues lui aurait dit: "si vous mettez votre foulard sous forme de bandeau autour de la tête, vous pouvez rester sur la plage". Ce qu'elle dit avoir refusé. "Dans le climat actuel, vous comprenez, on est obligés de verbaliser", lui auraient répondu les agents. "Parce que des gens qui n’ont rien à voir avec ma religion tuent, je n’ai plus le droit d’aller à la plage! Parce qu’ils commettent des attentats, on me prive de mes droits. On est en France, je peux tout de même circuler où je le souhaite!", a répondu Siam, rappelant que son hijab n'est pas un burkini.

Contacté, le maire de la ville défend les policiers municipaux. "L'arrêté municipal dispose que l’accès aux plages et à la baignade est interdit à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité", rappelle-t-il, soulignant que si la jeune femme estime être victime d'une injustice elle peut "conteste(r) la contravention".

 

Auteur(s): PP


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Une journaliste qui a assisté à la scène: "j'ai eu l'impression de voir une meute s'acharner sur une femme assise au sol en pleurs avec sa fillette".

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