Mode opératoire, suspect, revendication: ce que l'on sait au soir de l'attaque sur les Champs-Elysées

Aucune victime en dehors de l'auteur

Mode opératoire, suspect, revendication: ce que l'on sait au soir de l'attaque sur les Champs-Elysées

Publié le :

Lundi 19 Juin 2017 - 20:15

Mise à jour :

Lundi 19 Juin 2017 - 20:33
Une tentative d'attentat visant des gendarmes a échoué ce lundi sur les Champs-Elysées. Un homme équipé d'armes et d'explosifs a percuté au volant de sa voiture un fourgon transportant des militaires. Une explosion a eu lieu suite à l'impact, blessant mortellement l'agresseur, qui serait fichés S pour radicalisation selon les premiers éléments de l'enquête.
©Thomas Samson/AFP

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
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La France et les Champs-Elysées ont été une nouvelle fois le théâtre ce lundi 19 d'un acte terroriste qui n'a heureusement fait aucune victime en dehors de son auteur. On ignorait encore les motifs de cet acte quelques heures après les faits, mais les regards se tournent bien sûr vers un attentat lié au terrorisme islamiste, ce que semblent accréditer de premiers éléments.

Le conducteur d'un véhicule a percuté peu après 15H un car de gendarmes mobiles à hauteur du théâtre Marigny. Huit militaires de l'escadron 32/7 de Chaumont se trouvaient à bord. Aucun n'a été blessé.

Dans la voiture se trouvait vraisemblablement un engin explosif comprenant une bonbonne de gaz. Un important dégagement de fumée a suivi l'impact. Les gendarmes dabord tenté se secourir le conducteur. Celui-ci serait sorti en tenant une arme mais est mort quelques instants plus tard. On ignorait encore ce jeudi soir si les gendarmes avaient ouvert le feu ou si l'agresseur est mort en raison du choc et de l'explosion.

Il transportait plusieurs armes dont un fusil d'assaut kalachnikov. Un important périmètre de sécurité a été déployé, notamment pour pallier au risque d'une explosion. Les stations voisines Concorde et Champs-Elysées Clémenceau ont été fermées, ce qui a eu un impact sur le trafic des lignes 1, 8, 12 et 13.

Sur place, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a déclaré qu'une "nouvelle fois les forces de sécurité en France ont été visées. Cette voiture contenait un certain nombre d'armes et d'explosifs permettant de la faire sauter", parlant d'une "tentative d'attentat".

Des papiers d'identité ont été découverts à proximité, fait qui rappelle une pratique courante des terroristes de l'Etat islamique. Selon plusieurs sources, il s'agit de ceux d'un francilien d'une trentaine d'années fiché S pour radicaisation. L'enquête devra cependant confirmer qu'il s'agit bien de ceux de l'assaillant. Une perquisition aurait eu lieu dans la soirée dans l'Essonne.

Par ailleurs, le mode opératoire fait bien sûr penser à des attaques déjà menées par des individus ayant prêté allégeance à Daech. Aucune revendication n'avait cependant été faite ce lundi soir.

Il s'agit d'une nouvelle attaque visant les forces de sécurité. Elle intervient moins de deux semaines après l'agression au marteau d'un policier sur le parvis de Notre-Dame par un individu fasciné par la propagande de Daech, et moins de deux mois après l'assassinat du policier Xavier Jugelé par un homme se revendiquant de l'organisation terroriste, là encore sur la plus belle avenue du monde.

Le Premier ministre Edouard Philippe a réagi à l'attaque en témoignant de son "soutien aux gendarmes et policiers qui nous protègent au quotidien au péril de leur vie". 

Une enquête a été ouverte et confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris et à la DGSI.

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 
L'assaillant serait un homme fichés S pour radicalisation.

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