Chasse et menaces, les gérants du Super U victime de "terrorisme intellectuel"?

Chasse et menaces, les gérants du Super U victime de "terrorisme intellectuel"?

Publié le :

Jeudi 11 Juillet 2019 - 19:52

Mise à jour :

Jeudi 11 Juillet 2019 - 19:53
©Capture d'écran
PARTAGER :

La rédaction de France-Soir

-A +A

Après la démission d'un couple de gérant d'un Super U harcelé sur les réseaux sociaux en raison de leur goût pour la chasse aux animaux exotiques, la question de la puissance des réseaux sociaux se pose à nouveau. Leur avocat a dénoncé un "terrorisme intellectuel".

L'affaire pourrait devenir un symbole de la dimension que peux prendre un badbuzz sur Twitter, notamment lorsque les personnes incriminées sont nommément désignées.

En début de semaine, un couple gérant un magasin Super U du Rhône était vivement critiqué sur les réseaux sociaux. Des photos de leur safari réalisé en 2015 venaient de refaire surface. De nombreux internautes et certaines associations de défense de la cause animale comme la Fondation 30 Millions d'amis dénonçaient une nouvelle fois dans les jours suivant une pratique scandaleuse revenant à tuer des animaux pour le plaisir.

Voir: "Chasse en boîte": un couple et Super U sous le feu des critiques après un safari

De telles polémiques étaient déjà survenues, mais concernant essentiellement des chasseurs étrangers et difficilement identifiables. Mais cette fois, le couple était identifié, de même que sa profession et donc sa région de résidence.

Or parmi les nombreux commentaires défavorables voire injurieux se sont également glissés nombre de menaces de mort. Face aux proportions prises par cette affaire, le couple a décidé de renoncer à la gérance du magasin en question et a démissionné. Super U avait déclaré se "désolidariser" de cette pratique relevant cependant de la vie privée des gérants.

S'ils ont démissionné, le mari et la femme ne compte pas laisser passer les menaces de mort et ont engagé un avocat. Dénonçant un "terrorisme intellectuel", Maître Alain Jakubowicz a fait savoir que "tous ceux qui injurieront et menaceront désormais ce couple seront immédiatement identifiés et poursuivis. On a le droit de ne pas aimer la chasse mais on n’a pas le droit de harceler et menacer de la sorte".

Les photos et vidéos de safaris de ce type font régulièrement polémique sur Internet, même si dans la grande majorité des cas, aucune infraction n'a été commise, la chasse encadrée d'animaux en danger étant permises par certains pays.

La Fondation 30 Millions d'amis dénonce la "chasse en boîte" dans laquelle "de riches étrangers viennent acheter à coups de plusieurs milliers de dollars le «plaisir» de tuer un animal, souvent drogué, en semi-liberté dans une «réserve»".

Lire aussi:

Chasse: "Fière" d'avoir tué une girafe, elle l'a mangée et exhibe ses trophées (vidéo)

Harcèlement sexuel et réseaux sociaux: #balancetonporc ou les dangers du "name and shame"

Les deux chasseurs ont dû quitter leur emploi après avoir reçu des menaces.

Commentaires

-