Contrats aidés: une escroquerie aux emplois fictifs démantelée à Lyon

Sept millions d'euros

Contrats aidés: une escroquerie aux emplois fictifs démantelée à Lyon

Publié le :

Lundi 16 Avril 2018 - 17:53

Mise à jour :

Lundi 16 Avril 2018 - 17:59
Les enquêteurs de la brigade financière de la direction inter-régionale de la police judiciaire (DIPJ) de Lyon ont arrêté sept personnes qui ont été mises en examen dans le cadre d'une vaste affaire d'escroquerie aux emplois aidés. Des sociétés sans activité auraient empoché des aides de l'Etat pour des emplois qui n'existaient pas.
© PATRICK KOVARIK / AFP/Archives
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Le coup de filet a permis la mise en examen de sept personnes, dont deux ont fini en détention provisoire. Une vaste fraude aux emplois aidés dans la région lyonnaise a été démantelé a-t-on appris ce lundi 16 confirmant une information du quotidien local Le Progrès. Le stratagème durait depuis deux ans et aurait permis de détourner entre sept et huit millions d'euros.

En octobre 2017, une plainte de l'Agence de services et paiement (ASP) Auvergne-Rhône-Alpes qui gère les aides à l'emploi dénonçait des détournements d'aides de l'Etat en faveur d'emplois aidés fictifs. Les faux emplois en question concernaient des entreprises du secteur de la beauté dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

En l'occurrence, certaines sociétés n'avaient d'autres objectifs que de solliciter des aides et les encaisser, sans autre activité que la collecte des aides.

Dès le mois de novembre, un premier suspect a été appréhendé par les hommes de la brigade financière de la direction inter-régionale de la police judiciaire (DIPJ) de Lyon. Il s'agit de Guilhem Putscher, un entrepreneur de 46 ans qui dirige selon les informations légales disponibles pas moins de 31 entreprises. Il a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et écroué, et nie les accusations qui lui sont portées.

Voir aussi: Edouard Philippe juge les emplois aidés souvent "onéreux" et "peu efficaces"

D'autres interpellations ont suivi jusqu'au mois d'avril, moment où l'affaire est donc dévoilée. Une deuxième personne a donc été envoyée derrière les barreaux et les cinq autres ont été placées sous contrôle judiciaire.

Le gouvernement a annoncé il y a une semaine sa volonté de baisser le nombre de ces emplois aidés de 25.000 pour l'année 2019 après la chute de 2017 et 2018 où le nombre de ces emplois est passé de 320.000 à 200.000.

La police a démantelé un réseau d'emplois aidés fictifs.

Commentaires

-