Corée du Sud : 200 chiens sauvés de l'abattoir

Auteur:
 
Par AFP - Hongseong
Publié le 13 février 2019 - 15:11
Image
Des chiens attendent dans leur cage lors d'une opération de sauvetage menée par l'organisation Humane Society INyternational, à Hongseong en Corée du Sud le 13 février 2019
Crédits
© Jung Yeon-je / AFP
Des chiens attendent dans leur cage lors d'une opération de sauvetage menée par l'organisation Humane Society INyternational, à Hongseong en Corée du Sud le 13 février 2019
© Jung Yeon-je / AFP

Une opération de sauvetage de quelque 200 chiens destinés à l'abattoir a débuté mercredi en Corée du Sud où la pression monte pour faire cesser l'habitude de tuer ces canidés pour leur viande.

Environ un million de chiens sont dévorés chaque année en Corée du Sud. Leur viande, bouillie pour la garder tendre et censée donner de l'énergie, est un mets apprécié l'été.

Cette tradition, critiquée à l'étranger, décline toutefois au fur et à mesure que change la perception des chiens dans le pays où ils sont de plus en plus considérés comme des animaux de compagnie et non du bétail. Dans les jeunes générations, manger du chien est dorénavant tabou.

L'opération de sauvetage, lancée par le groupe de protection animale Humane Society International (HSI), permettra de récupérer environ 200 chiens dans une ferme spécialisée du comté de Hongseong, à 150 km au sud de Séoul.

Les chiens seront ensuite envoyés pour adoption au Canada et aux Etats-Unis.

"Ces chiens ne diffèrent en rien des autres chiens, une fois qu'ils reçoivent les soins attentionnés et affectueux qu'ils méritent et dont ils ont besoin", explique à l'AFP Kelly O'Meara, une responsable de HSI.

La ferme est le 14ème établissement dont HSI obtient la fermeture depuis 2015. Au total, quelque 1.600 chiens ont été sauvés durant cette période, estime l'organisation qui aide les exploitants à se réorienter. L'un d'eux a ainsi transformé sa ferme d'élevage de chiens pour y cultiver des myrtilles.

Lee Sang-gu, le propriétaire de la ferme de Hongseong, a expliqué que l'élevage de chiens n'était "plus rentable", soulignant que lui-même et sa famille s'opposaient à la consommation de viande canine.

Selon un sondage effectué en 2017, 70% des Sud-Coréens ne mangent pas de chien mais 40% seulement pensent que cette pratique doit être interdite. Parallèlement, 65% sont favorables à une amélioration des conditions d'élevage et d'abattage des chiens.

Le principal abattoir de chiens du pays, dans la ville de Seongnam au sud de Séoul, a été détruit en novembre. Des militants de la cause animale ont retrouvé des équipements d'électrocution et un tas de chiens morts sur le sol.

Aucune loi ne régit actuellement la manière d'élever ou d'abattre les chiens pour leur viande en Corée du Sud. Les éleveurs souhaitent inclure les chiens dans leurs réglementations sur le bétail mais les militants s'y opposent et réclament plutôt l'abolition complète de ces pratiques.

L'article vous a plu ? Il a mobilisé notre rédaction qui ne vit que de vos dons.
L'information a un coût, d'autant plus que la concurrence des rédactions subventionnées impose un surcroît de rigueur et de professionnalisme.

Avec votre soutien, France-Soir continuera à proposer ses articles gratuitement  car nous pensons que tout le monde doit avoir accès à une information libre et indépendante pour se forger sa propre opinion.

Vous êtes la condition sine qua non à notre existence, soutenez-nous pour que France-Soir demeure le média français qui fait s’exprimer les plus légitimes.

Si vous le pouvez, soutenez-nous mensuellement, à partir de seulement 1€. Votre impact en faveur d’une presse libre n’en sera que plus fort. Merci.

Je fais un don à France-Soir

Dessin de la semaine

Portrait craché

Image
Castex
Jean Castex, espèce de “couteau suisse” déconfiné, dont l'accent a pu prêter à la bonhomie
PORTRAIT CRACHE - Longtemps dans l’ombre, à l’Elysée et à Matignon, Jean Castex est apparu comme tout droit venu de son Gers natal, à la façon d’un diable sorti de sa ...
13 avril 2024 - 15:36
Politique
Soutenez l'indépendance de FS

Faites un don

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription à la Newsletter hebdomadaire de France-Soir est confirmée.

La newsletter France-Soir

En vous inscrivant, vous autorisez France-Soir à vous contacter par e-mail.