Côtes-d'Armor: trois motards s'amusent à rouler à grande vitesse, les gendarmes les interpellent grâce à YouTube

Côtes-d'Armor: trois motards s'amusent à rouler à grande vitesse, les gendarmes les interpellent grâce à YouTube

Publié le :

Mardi 25 Juillet 2017 - 18:48

Mise à jour :

Mardi 25 Juillet 2017 - 18:52
Après une enquête approfondie menée à partir des réseaux sociaux, les gendarmes de l’escadron de sécurité routière des Côtes d’Armor ont interpellé cette semaine un groupe de motards de la région de Guingamp. Ces derniers s'amusaient à rouler à grande vitesse sur les routes du département avant de poster les vidéos sur Internet.
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Ils ont été interpellés grâce à YouTube. Après une enquête approfondie menée à partir des réseaux sociaux, les gendarmes de l'escadron de sécurité routière des Côtes-d'Armor ont interpellé cette semaine un groupe de motards de la région de Guingamp.

Surveillés depuis des mois, les trois hommes, âgés de 25 à 30 ans, se filmaient au guidon de leurs puissants engins grâce à des GoPro et publiaient sur les réseaux leurs délits de grande vitesse. De plus, ils proposaient aux internautes de se joindre à eux pour des sorties pour le moins risquées.

Sur les vidéos postées, les plaques d’immatriculation et les visages étaient floutés mais les gendarmes ont tout de même réussi à les confondre. Selon les informations de Sud-Ouest, les trois hommes ont été interceptés sur les routes en juin dernier. Un contrôle qui a permis "de confirmer les identités révélées par l’enquête", a expliqué Olivier Le Bec, commandant de l’escadron de sécurité routière des Côtes-d’Armor.

Interpellés, les trois hommes devront désormais répondre de leurs actes devant la justice et pourraient être poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui. Quant aux motos, elles ont été mises en fourrière jusqu'au jugement.

Pour rappel, la mise en danger délibérée de la personne d'autrui peut constituer un délit même lorsqu'elle n'a causé aucun dommage en vertu de l'article 223-1 du code pénal. Cette disposition punit d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende "le fait d'exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité".

Les motos ont été mises en fourrière jusqu'au jugement.


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