Dealers lourdement armés à Grenoble : C’était bien un clip vidéo, le rappeur en garde à vue

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Dealers lourdement armés à Grenoble : C’était bien un clip vidéo, le rappeur en garde à vue

Publié le 02/09/2020 à 13:34 - Mise à jour à 14:13
Capture d'écran YouTube
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Auteur(s): FranceSoir

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Les images de trafiquants de drogue lourdement armés  avaient fait le tour des réseaux sociaux et déclenché une opération de police dans le quartier du Mistral à Grenoble à la demande du ministre de l’Intérieur. 
 
Au lendemain de la diffusion des vidéos montrant des membres de gangs cagoulés et armés à un point de deal, le ministre de l’Intérieur en personne s’était pour le moins ému de la situation. Gérald Darmanin avait ainsi tweeté : 
 
 
Dans la foulée, 160 policiers, une unité de CRS et un escadron mobile de la gendarmerie avaient investi en soirée le quartier grenoblois du Mistral. Résultat de l’opération du 26 août : deux scooters saisis et une cinquantaine de consommateurs contrôlés.
 
C’était le 26 août, et déjà l’hypothèse avait été émise du tournage d’un clip vidéo, par des jeunes du quartier, par un Snap d'un groupe grenoblois, par France 3 Auvergne Rhône-Alpes. On se rappelle aussi qu’Eric Piolle, le maire de Grenoble, avait dénoncé « une opération de communication », ce qui lui avait valu une passe d’armes avec Gérald Darmanin – encore lui. 
 
Mais les opérations de police se sont poursuivies, toujours sous la vigilance d’un ministre de l’Intérieur que l’on a d’ailleurs vu très présent sur le terrain de la lutte contre les stupéfiants cette semaine.
 
 
Le rappeur en garde à vue 
 
Du côté de la préfecture de l’Isère, un communiqué de presse en date du 31 août rappelle que les contrôles visent à « lutter contre les différentes formes de délinquance, notamment le trafic de stupéfiant, afin de rétablir l’autorité de l’Etat face à ceux qui défient l’ordre républicain ». 
 
Cinq gardes à vue et une saisie de 10 kg de résine de cannabis plus tard, la vérité a éclaté sur YouTube : le clip « Chicagre » du rappeur grenoblois Corbak Hood a été mis en ligne avec, effectivement, les images qui ont déclenché la vague de contrôles.
 
Au passage, l’artiste remercie les médias pour la publicité et précise :
« Les armes sont factices, les produits n’étaient que du CBD, seules les friandises sont vraies »
Cela n’a pas empêché la police grenobloise d’interpeller Corbak Hood et de le placer en garde à vue pour l’interroger sur ses liens potentiels avec de vrais dealers.

Auteur(s): FranceSoir


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