Deux rappeurs condamnés pour avoir insulté la police et le FN

Deux rappeurs condamnés pour avoir insulté la police et le FN

Publié le 04/11/2016 à 12:54
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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La Cour d'appel de Bordeaux a condamné ce vendredi deux rappeurs charentais à deux mois de prison avec sursis et un travail d'intérêt général pour "apologie de crime" et "provocation" après avoir diffusé des clips insultants à l'égard de la police et de Marine Le Pen. Début mars, le tribunal correctionnel avait déjà condamné les deux hommes à 500 euros d'amende avec sursis et un stage de citoyenneté pour "apologie de crime" envers la police.

La Cour d'appel de Bordeaux a alourdi la peine de deux rappeurs charentais, les condamnant à deux mois de prison avec sursis et un travail d'intérêt général pour "apologie de crime" et "provocation" après avoir diffusé deux clips insultants à l'égard de la police et Marine Le Pen. Sous le nom de Poposte et Rémy, les rappeurs amateurs avaient publié sur internet début 2015 deux vidéos. Dans l'une d'elles, ils chantaient avoir "toujours le sourire quand un flic crève", qualifiant les policiers de "porcs". Dans la seconde chanson, ils demandaient à voir la tête de Marine Le Pen "découpée, rangée dans un sac".

Le tribunal correctionnel d'Angoulême avait condamné début mars les deux hommes, âgés alors de 25 et 19 ans, à 500 euros d'amende avec sursis et un stage de citoyenneté pour "apologie de crime" envers la police, prise pour cible dans leurs clips vidéos. Ils avaient en revanche été relaxés pour les faits de "provocation de crime" non suivie d'effets à l'encontre de la présidente du Front national Marine Le Pen, également visée dans les paroles d'une de leurs chansons. Le procureur d'Angoulême avait fait appel de cette décision, ainsi que les deux prévenus et Marine Le Pen.

La cour d'appel de Bordeaux, considérant "que les deux infractions étaient constituées", a condamné mercredi les deux jeunes "à 2 mois d'emprisonnement avec sursis assorti de l'obligation d'accomplir un travail d'intérêt général de 140h dans un délai de 18 mois".

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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Pour la cour d'appel de Bordeaux, "les deux infractions étaient constituées".

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