Douanier tué à Toulon: le suspect mis en examen et écroué

Douanier tué à Toulon: le suspect mis en examen et écroué

Publié le :

Mercredi 25 Novembre 2015 - 20:31

Mise à jour :

Mercredi 25 Novembre 2015 - 20:45
©LFLB-SPOTOF/Flickr
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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A Toulon, l'homme suspecté d'avoir tué un douanier et d'en avoir blessé un autre ainsi qu'un policier a été mis en examen et placé en détention provisoire ce mercredi. Pour ses crimes, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

L'homme de 27 ans soupçonné d'avoir tué un douanier et d'en avoir blessé un autre ainsi qu'un policier lundi 23 à Toulon a été mis en examen ce mercredi 25 pour assassinat et tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique et placé en détention provisoire, a annoncé le procureur de Toulon Xavier Tarabeux. Pour ses crimes, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

L'opération ne présentait pourtant "pas de dangerosité particulière", selon une source judiciaire. Lundi 23, cinq douaniers s'étaient rendus chez le suspect pour lui "livrer" une culasse de fusil d'assaut M16 interceptée quelques jours auparavant à l'aéroport Roissy-Charles-De-Gaulle. Ils voulaient seulement d'interroger le destinataire du colis.

Toutefois, avant même qu'ils aient pu ouvrir la bouche, l'homme descendu ouvrir avait fait feu avec un pistolet Glock 9mm, tuant un douanier et en blessant un second au bras. Il s'était ensuite emparé de la réplique de fusil d'assaut M16 et s'était retranché chez lui. A l'arrivée de la police, il était sorti dans la rue muni d'un gilet pare-balles et avait tiré avec des munitions "civiles" une dizaine de coups de feu, blessant au passage un policier, également au bras, avant d'être finalement interpellé par les forces de l'ordre dans un parc.

Placé en garde à vue pendant 48 heures, l'homme, qui a travaillé un an comme intérimaire sur les chantiers navals de la DCNS et devait prochainement intégrer le personnel civil de l'armée, a refusé d'expliquer son geste, faisant valoir son droit au silence. Il n'a aucun antécédent psychiatrique et était jusque-ici complètement inconnu des services de police, a précisé Xavier Tarabeux, ajoutant qu'aucun élément ne permettait de relier les faits à un éventuel acte terroriste.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Les douaniers voulaient simplement interroger l'homme au sujet de son fusil. (Image d'illustration).

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