Orly: mort d'un bébé né et abandonné dans les toilettes de l'aéroport, sa mère devant les assises

Orly: mort d'un bébé né et abandonné dans les toilettes de l'aéroport, sa mère devant les assises

Publié le :

Vendredi 09 Juin 2017 - 17:19

Mise à jour :

Vendredi 09 Juin 2017 - 17:29
© MIGUEL MEDINA / AFP/Archives
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Une jeune femme de 23 ans est depuis ce vendredi devant la cour d'assises du Val-de-Marne suite à la mort, en 2014, de son bébé, auquel elle avait donné naissance dans les toilettes de l'aéroport d'Orly avant de l'abandonner.

"Délaissement de mineur de moins de 15 ans suivi de mort", c'est ce dont est accusée une jeune femme de 23 ans, qui avait donné naissance à un petit garçon en juin 2014 dans les toilettes de l'aéroport d'Orly. Elle l'avait enveloppé dans du papier avant de l'abandonner et de monter à bord d'un avion direction Fort-de-France en Martinique, où elle-même était née. Le bébé, bien en vie après l'accouchement, baptisé Alexandre Lucas par le service de réanimation pédiatrique de l'hôpital Bicêtre, retrouvé dans un état neurologique préoccupant selon Le Parisien, était mort d'hypothermie onze jours plus tard.

La mère, qui comparaît depuis ce vendredi 9 devant la cour d'assises du Val-de-Marne, avait été identifiée par les policiers de la brigade territoriale de protection des familles -et l'aide du groupe de voie publique de la PAF d’Orly-, via les images de vidéosurveillance. Elle n'avait été arrêtée que trois mois plus tard, à son retour en métropole.

Face aux policiers, la jeune femme avait évoqué un déni de grossesse avant de changer de version, et de donner l'identité du père. Elle avait expliqué avoir ressenti d'atroces douleurs au ventre et avait eu peur de demander de l'aide après avoir accouché dans les toilettes.

Des personnes de son entourage, dont son ex petit-ami et sa tante, présente avec elle à l'aéroport, ont expliqué qu'elle avait tendance à mentir. Ni sa tante, ni sa famille de Martinique, qui la trouvait bizarre depuis quelques mois, n'étaient pas au courant de sa grossesse.

La mère, qui comparaît depuis ce vendredi 9 devant la cour d'assises du Val-de-Marne, n'avait été arrêtée que trois mois plus tard à son retour en métropole.


Commentaires

-