Etudiante japonaise disparue à Besançon: enquête pour assassinat et mandat d'arrêt malgré l'absence de corps

Etudiante japonaise disparue à Besançon: enquête pour assassinat et mandat d'arrêt malgré l'absence de corps

Publié le :

Mardi 03 Janvier 2017 - 19:42

Mise à jour :

Mercredi 04 Janvier 2017 - 12:45
©Lewis Joly/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Narumi Kurosaki, étudiante japonaise disparue à Besançon le soir du 4 décembre, est vraisemblablement morte, selon la procureure en charge de l'affaire. Des traces "rougeâtres" en cour d'analyse, le cri entendu au moment de sa disparition et la présence des son ex-petit ami à la personnalité "inquiétante" semblent en attester. Un mandat d'arrêt a été lancé contre ce dernier.

L'étudiante japonaise disparue à Besançon depuis début décembre a été assassinée, mais le corps n'a pas encore été retrouvé, et un mandat d'arrêt a été délivré contre son ancien petit ami chilien, a annoncé ce mardi 3 la procureure de Besançon, Edwige Roux-Morizot.

Narumi Kurosaki, 21 ans, était en France depuis fin août 2016 pour étudier le français et logeait dans une résidence sur le campus de l'université de Besançon. "Elle a été vue vivante pour la dernière fois le 4 décembre entre 22h et 23h", a expliqué la magistrate au cours d'une conférence de presse suivie par de nombreux journalistes nippons.

"Le suicide, la disparition volontaire sont clairement exclus par les éléments de l'enquête et par les témoignages. Les éléments de l'enquête sont suffisamment importants pour saisir le juge d'instruction du chef d'assassinat", a-t-elle soutenu. "Si on n'en était pas sûr, on n'aurait pas déployé toutes ces investigations. Des éléments de l'enquête nous font dire qu'il est extrêmement vraisemblable que cette jeune femme est morte", a dit la magistrate.

Narumi Kurosaki était "une jeune fille pleine de vie et heureuse de sa relation avec son ami actuel", a souligné Edwige Roux-Morizot. "Plusieurs étudiants logeant au même étage (dans la résidence, NDLR) ont entendu un grand cri au cours de la nuit du 4 au 5 décembre. À partir de ce moment, aucune trace de Narumi n'a été trouvée", a-t-elle précisé. "Des traces rougeâtres ont été constatées sur le perron. Des prélèvements sont en cours d'analyse pour dire s'il s'agit de sang et s'il y a un lien avec la jeune fille", a-t-elle dit.

L'enquête a été confiée à deux juges d'instruction. Elle porte sur la "personnalité envahissante et inquiétante de l'ancien petit ami chilien connu au Japon", une relation qui "s'est achevée par une rupture. L'enquête a établi que celui-ci était en France et présent à Besançon au moment de la disparition", a souligné la magistrate.

"De nombreux moyens sont déployés pour retrouver le corps de la jeune fille et faire la lumière sur ce crime", a-t-elle affirmé.

 

Des éléments de l'enquête nous font dire qu'il est extrêmement vraisemblable que cette jeune femme est morte", a déploré la procureure de Besançon.


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