Fougères: il tue son chien en le jetant du balcon parce que ce dernier lui "rappelait son ex"

Fougères: il tue son chien en le jetant du balcon parce que ce dernier lui "rappelait son ex"

Publié le :

Jeudi 31 Août 2017 - 15:54

Mise à jour :

Jeudi 31 Août 2017 - 16:12
©Damien Meyer/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le tribunal de Rennes a condamné mercredi un homme qui avait tué son chien en le jetant du balcon de son appartement à Fougères en janvier dernier. Il a justifié son geste en expliquant que l'animal lui rappelait son ex qui venait de refaire sa vie.

Le prévenu dit désormais "regretter son geste". Un homme de 30 ans a été condamné mercredi 30 à trois mois de prison avec sursis à Rennes, pour sévices graves ou acte de cruauté envers un animal, après avoir jeté son chien de huit mois par la fenêtre depuis le balcon du troisième étage, en janvier 2016, rapporte Ouest-France. Motif: l'animal, un berger malinois de 8 mois, lui "rappelait son ex".

Les faits se sont déroulés le 1er janvier 2016 à Fougères (Ille-et-Vilaine). Ce jour-là le prévenu apprend que son ex-compagne a refait sa vie. Au désespoir, il tente de se suicider en se brisant une cruche sur la tête, en vain. Prévenu de l'état de son fils, sa mère se rend à son domicile pour tenter de raisonner son enfant. Ce dernier "se saisit alors de son chien et le jette par-dessus le balcon du troisième étage. Le berger malinois de 8 mois décédera des suites de cette chute" précise le journal.

A la barre, l'homme a tenté de justifier son geste: "C’est mon ex qui m’a vendu le chien. À chaque fois que je le voyais, cela me faisait penser à elle". "J’allais sauter par-dessus le balcon mais on ne se tue pas devant la personne qui nous a mis au monde. C’est pour cela que j’ai jeté mon chien", a-t-il expliqué. Et d'ajouter regretter son geste: "Je regrette. Mon chien me manque. Il était comme mon enfant". 

La procureur de la République a estimé que "si c’est un acte isolé, cela demeure un acte de sévices qui dénote une absence de maîtrise de ses émotions" et a requiert cotre le prévenu une peine de trois mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve, comportant notamment une obligation de soins et l’interdiction de détenir tout animal pendant cinq ans.

L'expertise psychiatrique menée sur le trentenaire après les faits avait conclu à une altération du discernement. Il avait été hospitalisé pour dépression. Le tribunal a finalement choisi de suivre les réquisitions du procureur. 

L'expertise psychiatrique menée sur le trentenaire après les faits avait conclu à une altération du discernement.


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