Fusillade dans un lycée de Grasse: le jeune tireur, Killian, voulait "se venger" d'autres élèves

Enquête en cours

Fusillade dans un lycée de Grasse: le jeune tireur, Killian, voulait "se venger" d'autres élèves

Publié le :

Samedi 18 Mars 2017 - 12:18

Dernière mise à jour :

Samedi 18 Mars 2017 - 12:20
L'enquête sur la fusillade survenue jeudi dans un lycée de Grasse a rapidement progressé vendredi, à la faveur des auditions du tireur, qui accepte de répondre aux enquêteurs, et de deux de ses proches, des jumeaux eux aussi placés en garde à vue.
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©Capture d'écran Google Street View
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Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

Kilian, le tireur du lycée de Grasse voulait "se venger" de certains de ses camarades sur lequel il faisait un fixation. Cet élève de 17 ans a été interpellé jeudi 16 en possession d'armes à feu après une fusillade dans un lycée dans le sud-est de la France, qui a fait huit blessés légers.  

Killian aurait emprunté ses armes — un fusil de chasse, un pistolet d'alarme et un revolver de calibre 22 long rifle — à son père et à son grand-père. Quant à son explosif artisanal, composé de poudre noire, il n'a pas fonctionné.  Sur des comptes Facebook, Twitter et YouTube correspondant à son nom figurent de nombreuses photos et vidéos morbides, dont des images de la tuerie de Columbine, qui avait fait 15 morts, dont ses deux auteurs, dans un lycée américain en 1999.

La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem a évoqué "l'acte fou d'un jeune homme fragile et fasciné par les armes". Elle a souligné "l'arrivée instantanée des forces de police" qui a permis son arrestation rapide et "un établissement sécurisé très vite grâce au concours" des policiers d'élite du Raid.

Selon les enquêteurs, le mobile de cet acte ne fait guère de doute, le suspect souhaitait se venger de certains de ces camarades avec qui il entretenait de mauvaises relations. Selon des témoins cités vendredi 17 par la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, il "cherchait un ou des élèves en particulier".

Jeudi à Grasse, ses tirs n’ont pas fait de mort, uniquement des blessés légers, probablement notamment grâce au comportement du proviseur, dont plusieurs élus et responsables politiques ont salué l’"héroïsme". Interrogé sur TF1 dans un entretien diffusé vendredi soir, le chef d’établissement a donné des précisions sur sa confrontation avec l'adolescent. "Je n’avais pas l’intention de prendre ses armes parce que je ne m’en sentais pas capable physiquement et donc je me suis rapproché de lui. Je ne pensais pas qu’il tirerait, il a tiré, voilà… Il m’a dit +je veux pas vous tuer, mais je veux…enfin, je vais tuer d’autres personnes+", a-t-il précisé , accréditant la thèse d'une vengeance personnelle.

La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem a évoqué "l'acte fou d'un jeune homme fragile et fasciné par les armes".