Fusillade dans le Thalys: la sécurité des trains en question

Fusillade dans le Thalys: la sécurité des trains en question

Publié le :

Dimanche 23 Août 2015 - 11:57

Mise à jour :

Dimanche 23 Août 2015 - 12:43
La fusillade survenue dans un TGV Thalys vendredi 21, a mis en evidence la question de la sécurité dans les trains, notamment face à la menace terroriste. Le président de la SNCF Guillaume Pepy a annoncé ce dimanche de nouvelles mesures. Mais selon lui, la sécurité reste avant tout le travail de l'Etat.
©Meigneux/Sipa
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Avec trois blessés dont les jours ne sont plus en danger et l'arrestation du tireur présumé, la fusillade qui a éclaté dans le Thalys Amsterdam-Paris vendredi 21 a connu un dénouement relativement heureux. Mais sans l'intervention de plusieurs courageux passagers, elle aurait pu tourner au carnage. Le tireur présumé, Ayoub El-Khazzani, transportait près de 300 cartouches rien que pour son fusil d'assaut kalachnikov, le tout dans un espace clos.

Face à "un attentat barbare qui ne connaît aucun précédent", le président de la SNCF Guillaume Pepy a détaillé ce dimanche de nouvelles mesures de sécurité dans les gares et les trains. Un numéro de téléphone permettant de signaler les incivilités, le 3117, va être étendu au signalement de "quelque chose d'anormal, voire inquiétant, en gare ou dans un train", a-t-il déclaré au Journal du Dimanche. D'ici le 1er septembre, 40 personnes "spécialisées dans la sûreté" devraient être à l'écoute de ces témoignages.

Guillaume Pepy prévoit également un renforcement de "la signalétique dans les gares et les trains" dans le cadre du plan Vigipirate. "Avant de faire preuve d'héroïsme, les trois hommes du Thalys ont identifié la menace directe. C'est leur vigilance qui a permis de sauver des vies".

Des mesures dont l'efficacité peut paraître limitée, mais selon le président de la SNCF: "la seule réponse à l'attentat terroriste, dans un train ou dans la rue, est dans le travail des services de police et de renseignements". Il précise que le gouvernement étudie certaines nouvelles pistes mais que"c'est à lui d'en parler le moment venu".

Alors que certains évoquent le décalage entre la sécurité des aéroports et celle des gares, Guillaume Pépy évacue certaines propositions comme la fermeture des quais pour les TGV: "le train en France, c'est 20 fois plus que le trafic aérien.  (…) Ce n'est pas une piste sur laquelle il faut compter". Le contrôle des bagages est en revanche envisageable "s'il est aléatoire". Actuellement 3.000 agents armés patrouillent dans les trains en France.

Guillaume Pépy a également réagi à la polémique sur la réaction des agents du Thalys soulevée par le témoignage de l'acteur Jean-Huges Langlade. "Je respecte son témoignage, mais il y en a d'autres qui indiquent que les cheminots présents se sont conduits de façon exemplaire". Les deux hommes doivent se rencontrer ce dimanche.

 

L'attaque de vendredi 21 a mis en lumière la vulnérabilité des trains et des gares.


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