Gard: jugée pour avoir tué son père violent et tyrannique

Gard: jugée pour avoir tué son père violent et tyrannique

Publié le :

Mardi 09 Octobre 2018 - 19:34

Mise à jour :

Mardi 09 Octobre 2018 - 19:35
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Une jeune femme de 22 ans est jugée depuis lundi par les assises du Gard, à Nîmes, pour le meurtre de son père qualifié de "tyran violent". Celle qui risque la perpétuité dit avoir agis pour protéger sa mère handicapée et ses frères lors d'une énième dispute familiale.

Dans un contexte familial très tendu, elle a tué son père. La jeune Carmen, âgée de 22 ans, comparait depuis lundi 8 devant les assises du Gard, à Nîmes pour le meurtre de son père. L'homme a été abattu au domicile familial en 2016, à Beaucaire.

Selon la jeune femme, qui s'était très peu exprimée avant son procès, son père faisait régulièrement preuve de violence et menaçait souvent les membres de sa famille: sa mère handicapée et ses frères.

Le jour des faits, elle était allée chercher un pistolets sur ordre de son père et y avait incéré une balle. Pensant que sa mère et ses frères étaient en danger face au père qualifié de "tyran violent", la jeune femme lui avait tiré dessus à courte distance.

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Il était assis sur un fauteuil et elle a expliqué à l'expert psychiatre qui l'a entendue avoir voulu "lui faire peur" et "stopper sa colère".

Touché à la nuque, le père de famille a été victime d'une importante hémorragie et est mort en quelques instants. La jeune femme a été "abasourdie de voir du sang" en telle quantité et s'est étonnée qu'il "ne vienne pas l'engueuler", selon Le Parisien.

Selon les experts, la jeune femme aurait subi depuis sa plus tendre enfance un "véritable dressage" qui a sans nul doute altéré ses facultés de discernement. Ainsi, elle était persuadée que l'arme avec laquelle elle a tué son père était inoffensive parce qu'il lui avait dit. "Son père lui avait répété que cette arme n’était pas dangereuse, contrairement aux fusils, et c’était devenu la réalité pour elle".

Cette aînée d'une fratrie de six enfants n'avait jamais été reconnue par son père qui ne l'avait pas désirée. Elle était ainsi sa "bonniche". La suspecte souffre aujourd'hui de "stress post-traumatique" après des années "sur le qui-vive dans une ambiance insupportable".

Elle a ainsi décrit les coups, les brimades et autres menaces de mort qu'elle, sa mère et ses frères vivaient au quotidien.

Son témoignage cependant ne convient pas du tout à la famille de son père, d'origine gitane espagnole, qui accuse Carmen de lui inventer un tempérament violent pour amoindrir sa peine. La jeune femme de 22 ans risque la perpétuité.

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