Gironde: un détenu schizophrène attaque son psychiatre à coups de fourchette

Il a dit avoir été poussé par "la voix d'Allah"

Gironde: un détenu schizophrène attaque son psychiatre à coups de fourchette

Publié le :

Jeudi 15 Septembre 2016 - 15:58

Mise à jour :

Jeudi 15 Septembre 2016 - 17:00
Un détenu suivi pour schizophrénie paranoïaque a agressé le psychiatre venu l'examiner à la prison de de Gradignan en Gironde mercredi. Condamné en 2014 à sept ans d'enfermement pour avoir pris en otage les passagers d'un train, l'homme a expliqué avoir été poussé par la "voix d'Allah".
©Francois Mori/AP/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un détenu connu pour des troubles psychiatriques graves a attaqué à coups de fourchette un psychiatre venu l'examiner à la prison de Gradignan en Gironde mercredi 14, rapporte Sud-Ouest. Après-coup, l'homme a dit avoir été poussé par la "voix d'Allah". En état de choc, le praticien a été conduit à l'hôpital.

L'agresseur, âgé de trente ans et originaire d'Afrique de l'ouest, a agressé le médecin à l'aide d'une fourchette et lui a fracassé du mobilier sur la tête. Une agent s'est alors interposée pour protéger la victime mais il a également pris des coups. Un autre a aussi été blessé. Un peu plus tard, les deux surveillants ont annoncé leur intention de porter plainte, le détenu n'étant pas dans une structure adaptée à son état, selon eux. En effet, l'agresseur, pourtant suivi par le service de médico-psychologie pour schizophrénie paranoïaque, était détenu dans une unité classique alors qu'une une unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) pour les prisonniers souffrant de troubles psychiatriques vient d'ouvrir à l'hôpital de Cadillac, non loin de Gradignan .

L'homme avait été condamné en 2014 à sept ans de prison pour avoir pris en otage les passagers d'un train en gare de Bordeaux. Pendant deux heures, il avait retenu une femme sous la menace de deux sabres japonais. Des policiers d'élite du GIPN avait dû intervenir pour le maîtriser. En garde à vue, il avait ensuite déclaré vouloir "se faire abattre par les policiers". Pourtant, une fois en prison, il avait bénéficié d'un régime de semi-liberté qui lui permettait de sortir du centre pénitencier plusieurs fois par semaine, ne rentrant en cellule que pour la nuit. Ce régime avait finalement été révoqué début 2016 pour "apologie du terrorisme".

Une procédure a été établie à son encontre pour tentative d'homicide. La police judiciaire est chargée de l'affaire.

 

 

Les surveillants de prison agressés entendent porter plainte.


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