Gironde: un potentiel centre d'accueil de migrants cible d'un incendie volontaire

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 14 octobre 2016 - 19:21
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Les enquêteurs ont relevé des traces d'hydrocarbures qui supposent qu'il s'agissait d'un incendie volontaire.
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Un centre de vacances qui pourrait bientôt être reconverti en centre d'accueil pour les migrants de Calais a été la cible d'un incendie volontaire qui a fait très peu de dégâts dans la nuit de jeudi à vendredi à Arès (Gironde). Les autorités ont condamné un acte qu'elles jugent anti-migrants.

Les dégâts sont mineurs, mais le choix de la cible pour ce qui a tout de dégradations volontaires a déclenché l'émoi à Arès (Gironde). C'est en effet un site qui pourrait bientôt abriter des migrants qui a été touché par un incendie volontaire.

Dans la nuit de jeudi à ce vendredi 14 le centre de vacances géré par la Caisse centrale d'activité sociale (CCAS) d'EDF a connu deux départs de feu au niveau de son portail et de sa porte d'entrée, a fait savoir la préfecture de Gironde. Des traces d'hydrocarbures retrouvées sur les lieux attestent qu'il s'agit bien là d'un acte volontaire et une enquête a été ouverte.

L'incendie n'a cependant fait que peu de dégâts et se serait même "éteint tout seul". Mais ce ne sont pas tant les conséquences matérielles que le symbole qui a provoqué la réaction des autorités. En effet, le centre CCAS fait partie des sites susceptibles d'être retenus pour accueillir une partie des migrants de Calais suite au démantèlement de la "Jungle" afin de les "mettre temporairement à l’abri".  

Si aucune forme de revendication anti-migrants n'a apparament été relevée, les autorités ne semblent pas croire à un hasard. "Le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la Gironde, Pierre Dartout, condamne vivement ces actes et réaffirme l’engagement des services de l’État pour contribuer, dans le cadre de la politique mise en œuvre par le Gouvernement, à l’accueil des migrants de Calais", a ainsi fait savoir la préfecture.

Cité par Ouest France, le maire de la ville a également condamné cet acte se disant "désolé de ce qui arrive d'une manière générale", et qui peut amener des gens, du côté des pro comme des anti-migrants, "à dépasser les limites du raisonnable".

Le gouvernement espère pouvoir répartir à travers la France  les 7.000 à 10.000 migrants qui vivent dans la "Jungle", plus grand bidonville de France dont le début du démantèlement est prévu pour ce mois d'octobre.

 

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