Grasse: des prisonniers incarcérés pour des affaires sexuelles affectés à l'atelier d'emballage... de sex-toys

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Grasse: des prisonniers incarcérés pour des affaires sexuelles affectés à l'atelier d'emballage... de sex-toys

Publié le 26/11/2016 à 15:17 - Mise à jour à 15:31
©Capture d'écran YouTube
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Un atelier d'emballage de la maison d'arrêt de Grasse crée la polémique: non seulement il travaille à l'empaquetage de sex-toys, mais il confie cette mission, sans doute par négligence, à des prisonniers incarcérés pour des affaires de mœurs.

La maison d’arrêt de Grasse a-t-elle agi avec légèreté ou est-ce que les syndicats ont tendance à exagérer l’affaire? L’établissement pénitentiaire est en effet l’objet de tensions autour d’une polémique concernant le travail des détenus.

La prison est en effet devenue prestataire de service pour une entreprise de produits manufacturés d’un genre plutôt inhabituel: des sex-toys. C’est l’entreprise Easy Love qui a demandé à la prison de lui fournir des personnels pour emballer les jouets intimes. La société, basée non loin de Grasse, est un poids lourd de ce secteur d’activité.

Un contrat qui n’a pas plus au syndicat FO-Pénitentiaire. Pudibonderie de la part des partenaires sociaux? Réalisme, répondent-ils plutôt. En cause: plusieurs détenus participant au montage final des produits se sont retrouvés derrière les barreaux… pour des affaires de mœurs. Plus précisément, quatre parmi les cinq qui son affectés à cette tâche, affirme le syndicat. Qui ne voit donc pas cette mission d’un très bon œil pour cette main d’œuvre précise: "je ne suis pas sûr qu'en termes de thérapie pour des personnes malades, ça aille dans le bon sens", explique au quotidien Le Parisien le représentant de FO-Pénitentaire.

Il estime que la direction de l’établissement pénitentiaire aurait dû se montrer "plus vigilante" avant de confier l’assemblage de ces produits d’un genre particuliers à ces détenus, voire aurait dû refuser un tel contrat.

Ni la direction d’Easy Love, ni celle de la prison n’ont souhaité commenter l’affaire. 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Les prisonniers étaient chargés d'emballer les produits.

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